Prisons françaises : la surpopulation carcérale toujours d’actualité

Prisons françaises : la surpopulation carcérale toujours d’actualité

Paris Vox – Derrière les annonces de la ministre de la Justice pour améliorer les conditions de travail des surveillants de prison, la surpopulation carcérale semble oubliée alors qu’il s’agit là d’une source non négligeable des heurts en maison d’arrêt.


Quelques annonces

La situation des surveillants de prison a fait les gros titres de l’actualité en ce début d’année 2018. Les conditions de détention à l’intérieur des prisons françaises sont bien souvent décriées, la France a d’ailleurs été condamnée à de multiple reprises par la Cour européenne des droits de l’homme notamment pour torture, traitements inhumains ou dégradants.

Le ministère de la Justice a annoncé plusieurs mesures afin de calmer le mécontentement des surveillants de prison :

  • L’amélioration de la gestion des détenus radicalisés et violents
  • Le renforcement de la sécurité des agents trvaillant dans les lieux de détention
  • Une accélération des recrutements et un effort de fidélisation pour réduire durablement les vacances d’emplois dans les détentions
Rien sur la surpopulation carcérale

Pourtant si les conditions de travail des surveillants sont délicates c’est en grande partie à cause de la surpopulation carcérale.

Les chiffres publiés par le ministère de la Justice éclairent sur les conditions de surpopulation des prisons françaises. On apprend ainsi que la région parisienne est celle qui comprend le plus de détenus dans l’hexagone. Près de 20 % des détenus en France le sont dans la région Parisienne. La maison d’arrêt de Meaux affiche une densité de 200 % de population.

En région Parisienne 13 678 personnes sont sous les écrous pour seulement 9 302 place, ce qui fait un taux d’occupation de 147 %. Ajoutons à cela que les détenus sont rarement seuls dans leur cellule en Ile de France, 24 % des détenus contre une moyenne nationale de 39 %.

Le problème de la surpopulation carcérale ne semble pas être prêt d’être résolu. Pourtant, sans traitement de digne des prisonniers pas de chance de réinsertion, ni même de calme dans les prisons.

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