Des voitures de surveillants de prison incendiées

Des voitures de surveillants de prison incendiées

Paris Vox – Des véhicules appartenant à des surveillants de prison ont été incendiés dans la journée du mercredi 23 août à Villepinte. On peut légitimement s’interroger sur cet acte et son côté intentionnel.


Prison, un sujet sensible

Le sujet des prisons reste sensible. Il n’y a pas une semaine sans fait divers marquant dans nos maisons d’arrêts. Quand ce n’est pas l’insalubrité ou la surpopulation qui sont dénoncées, on aborde des prisonniers qui s’amusent et se filment avec leur téléphone portable par exemple. Cette semaine, l’annonce de la ministre de la Justice  se disant favorable au portable en prison, avant de refermer aussitôt le débat en excluant cette possibilité, ne doit pas voiler une autre réalité du milieu carcéral, les conditions de travail des surveillants y sont particulièrement pénibles. Nous avions rencontré un surveillant de prison ici  lors du blocage de Fleury Merogis en avril dernier, le témoignage de ce surveillant demeure d’actualité.

Violence au quotidien 

La lecture des tracts syndicaux, les brèves de nos confrères ou encore nos articles font état de violences régulières sur le personnel surveillant de prison. Ces derniers jours, une agression a ainsi été commise dans l’établissement pour mineur de Porcheville contre un surveillant, la veille, des détenus avaient tenté de réaliser une prise d’otage et avaient attaqués violemment un élève surveillant à la maison d’arrêt du Val d’Oise.

Attaque au domicile 

Ce mercredi 23 Août 2017, le syndicat FO Péninentiaire rapporte que  5 véhicules ont été brûlés au petit matin sur le parking d’agents pénitentiaires. Ils résidaient tous dans le lotissement De Tocqueville à Villepinte. Ils ont pu constater que des feux ont été allumés en deux points sur le parking, ce qui engendre un maximum de dégâts. En outre, un scooter avec deux personnes aurait été aperçu juste avant les faits. Pour le syndicat,  « L’acte criminel ne fait aucun doute ».
Le syndicat réclame en urgence une vidéosurveillance dans la résidence (habitée majoritairement par des surveillants pénitentiaires) et l’instauration de patrouilles de polices. Une enquête est diligentée afin d’identifier les auteurs de l’incendie.

 

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