Pollution à Paris : et si on arrêtait l’enfumage ?

Pollution à Paris : et si on arrêtait l’enfumage ?

 

Paris Vox – Alors que les pics de pollutions à Paris s’enchaînent et que la mise en place de la circulation différenciée ne semble pas être suffisante pour régler les problèmes, (https://www.parisvox.info/2017/01/23/circulation-differenciee-a-paris-1ere-mise-application/) nous vous proposons de prendre un peu de recul pour analyser les choses précisément.


Nous vous présentions AirParif (https://www.parisvox.info/2016/11/16/airparif-gros-plan-loganisme-mesure-qualite-de-air/), les faits que nous rapportons sont issus de cette source.

  • Fait n°1 La pollution n’est pas plus importante aujourd’hui qu’il y a 10 ou 20 ans

Le tableau ci-dessous liste les principaux polluants et on peut constater que la plupart des taux à largement diminué depuis qu’ils sont mesurés. Seul l’Ozone croît, pour les particules le niveau stable est trop élevé.

Le dioxyde d’azote diminue régulièrement, le benzène a fortement baissé et le dioxyde de soufre à connu une division par 20 de sa concentration depuis les années 50.

L’ensemble des chiffres est consultable en bonne résolution ici  : https://www.airparif.asso.fr/_pdf/echantillon-evolutif-stations-urbaines.pdf

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  • Fait n°2 Les critères du seuil d’alerte ont changé 

En 1996, le seuil d’alerte pour le dioxyde de souffre était de 600 ug/m3 il est désormais 400 ug/m3 voire même de 200 ug/m3 (Si la procédure d’information et de recommandation a été déclenchée la veille et le jour même et si les prévisions font craindre un nouveau risque de déclenchement pour le lendemain)

  • Fait n°3 L’air est meilleur qu’il y a 20 ans mais ce n’est pas suffisant

On considère qu’en Ile-de-France près de 3 millions de personnes sont exposées à un air à taux dangereux (généralement près des grands axes routiers).

  • Fait n°4 Les voitures ne sont pas les seules responsables

L’infographie ci-dessous montre la répartition des différentes sources de pollution de l’air. Le trafic routier plus d’un quart des rejets de gaz à effet de serre, plus de la moitié des rejets d’oxydes d’azote, environ un quart des émissions de particules PM10 et PM2,5.

Dans la case secteur résidentiel et tertiaire il faut comprendre essentiellement le chauffade des individuels c’est la première source de gaz à effet de serre (plus de 40 % des émissions) et représente plus de 20 % dans les rejets d’oxydes d’azote (NOx), plus d’un quart des émissions de particules PM10, 40 % des PM2,5 et 30 % des émissions d’hydrocarbures .

Les activités industrielles et le secteur des énergies ne sont pas à ignorer non plus et leur impact n’est pas à négliger (7 % des gaz à effet de serre, 4 % des rejets d’oxydes d’azote, 6 % des PM10 et 22 % des composés organiques volatils / l’énergie émet 7 % des gaz à effet de serre, 6  % des oxydes d’azote et 50  % du dioxyde de soufre)

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Devant l’ensemble de ces constats plusieurs choses s’imposent, l’impact automobile bien que réel sur la pollution de l’air n’est pas le seul responsable alors que la mairie ne « tape » que sur ce levier actuellement.

La période de froid permet de comprendre une partie des pics de pollutions dues à plus de consommation énergétique et aux feux de cheminées.

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