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Crack: l’appel au secours des maires du 19e, de Pantin et d’Aubervilliers

Crack: l’appel au secours des maires du 19e, de Pantin et d’Aubervilliers

Paris Vox – Ni la mairie de Paris, ni les associations, ni la préfecture n’ont réussi à régler ni améliorer la situation liée au trafic et à la consommation de crack dans le nord de la capitale malgré 25 millions d’euros dilapidées en vain.

Face à ce fiasco, notamment pour Anne Hidalgo, et à une situation de plus en plus infernale pour les riverains,, trois élus, François Dagnaud, maire du 19e arrondissement de Paris, Karine Franclet, maire d’Aubervilliers et Bertrand Kern, maire de Pantin, en appellent au président de la République. Par  l’intermédiaire d’une pétition en ligne, ils lui demandent d’intervenir, lui qui est le seul à avoir « l’autorité pour impulser et imposer une coordination des acteurs, mettre fin à cette honte et mettre en place un modèle français de sortie du crack ».

Dans cette pétition, les élus rappellent que le préfet de police de Paris, Didier Lallement, à la demande du ministre de l’Intérieur avait pris un arrêté déplaçant les usagers du crack du jardin d’Eole (18e arrondissement) au square de la Villette, sans en informer les élus les plus proches des lieux.

Un mur, à la fois dérisoire et symbolique de l’impuissance des institutions à régler le problème sur le fond, avait même été construit entre Paris et Pantin pour « protéger les habitants de Pantin », mais les privant de la seule circulation douce entre les deux villes et représentant « la négation des années d’efforts pour tisser des liens entre Paris et sa banlieue ».

La pétition rappelle également à Emmanuel Macron la promesse de Gérald Darmanin d’alors, la situation ne durera que « quelques heures, quelques jours ». Trois mois plus tard, la situation sanitaire et sociale s’est encore dégradée. Deux personnes ont même été retrouvées mortes sur les lieux, l’une d’elles d’overdose.