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Savoir constituer son équipe !

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Paris Vox (Tribunes) – Guide de bonnes pratiques manageriales

François Bachelot, Pascal Arrighi, Yann Piat… Depuis que le Front National a acquis une stature d’importance, nombre de gens de grande valeur y sont passés ou s’y sont apparentés. Et beaucoup s’en sont allés également.

Bruno Megret, Daniel Simonpieri, Jean-Marie Le Chevalier… Évidemment, un parti doit avoir une ligne claire, mais parler d’une seule voix au moment d’échéances électorales ne signifie pas que diverses tendances, sensibilités ou conceptions stratégiques ne peuvent cohabiter.

Jacques Bompard, Christian Baeckeroot, Jean Claude Martinez… Penser qu’un homme politique mette l’intérêt de son idéal politique (quand il en a un) avant le sien constitue, je le sais bien, un vœu pieux, mais si l’on veut avoir un quelconque effet sur la progression de son parti, il me semble que le souci premier devrait être à l’union de sa famille politique et non à la suprématie de sa ligne politique.

Carl Lang, Martial Bild, Alain Soral… Si j’ai toujours admiré la faconde et l’action de Jean-Marie Le Pen, j’ai toujours détesté son hyper réaction dés que l’on émettait la moindre critique ou sa faculté de prendre ombrage dés qu’une figure prenait trop d’importance au sein de son parti.

Martine Le Hideux, Aymeric Chauprade, Florian Philippot, Sophie Montel… Alors évidemment, ceux qui ont quitté le FN ou en ont été exclus n’étaient pas tous des saints dénués d’ambition, mais quand je vois toutes ces personnes de valeurs (au moins au moment où ils ont travaillé au développement du parti avant pour certains de prendre des directions plus discutables) être mises de côtés, des élus plus anonymes de grande valeur, fiables et compétents, être dès que possible remplacés lors d’élections locales par des courtisans de cour de la présidente ou des mignons de têtes de liste parachutées sans aucune connaissance du terrain, capacité de travail ou intelligence politique, je ne suis pas plus étonné que ça du revers subi aux régionales.

Marine Le Pen veut se démarquer de son père, mais elle agit comme lui vis-à-vis de ses troupes. Or, pour conquérir le pouvoir et ne pas se complaire dans l’opposition systématique, il faut unir sa famille politique, pas la diviser. Mais vous voulez bien prendre le pouvoir Madame Le Pen ?

Pierre Pillerault