Masques obligatoires : davantage de cas mais hospitalisation et mortalité stables

Masques obligatoires : davantage de cas mais hospitalisation et mortalité stables

Paris Vox – Le port du masque devient obligatoire à Paris et dans la petite couronne à compter de ce jour. Quelle est la réalité de la maladie ?

Jean Castex, l’avait promis lors d’une conférence de presse, c’est désormais officiel, le port du masque devient obligatoire à Paris et dans la petite couronne. Si la décision sera discutée, elle aura au moins la mérite de la clarté. Il était en effet délicat jusque là de connaître les zones de port obligatoire.

L’arrêté préfectoral précise :

A compter du vendredi 28 août, à 08h00, le port du masque sera obligatoire pour tous les piétons circulant dans les espaces publics, les utilisateurs de vélos, deux-roues, trottinettes et autres engins de mobilité personnels, motorisés ou non. Les usagers circulant à l’intérieur des véhicules à moteur. (voitures des particuliers, camionnettes ou poids lourds des professionnels) seront dispensés de cette obligation.

Pourquoi ?

La Préfecture avance cette explication :

La dégradation de la situation sanitaire, avec une circulation active du virus dans l’agglomération parisienne, qui tend à s’accélérer, conduit (…) à prendre cette mesure forte, dans l’intérêt général.

Quelle est la réalité de l’avancée du virus ?

La France dépiste désormais massivement la Covid-19 et détecte donc bien sûr de plus en plus de cas (voir plus bas).

C’est ce qu’indique l’Agence Régionale de Santé dans sa communication du 20 août dernier :

Depuis la semaine 31, le taux d’incidence de l’infection COVID-19. (nombre de nouveaux cas rapportés à la population) a dépassé le seuil de vigilance. En semaine 33 (du 10 au 16 août), ce taux d’incidence francilien (44,9 pour 100 000 habitants) est supérieur au taux d’incidence national (24,9/100 000 habitants).
Trois départements d’Ile-de-France ont désormais dépassé le seuil d’alerte de 50/100 000 habitants (Paris, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Pour la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, le taux de positivité a dépassé le seuil d’attention de 5 %.

Toutefois ces chiffres doivent être mis en relation avec d’autres qui sont bien plus rassurants. Le nombre de décès demeure similaire aux dernières années :

Au niveau régional, pas d’excès de mortalité identifié dans les départements franciliens : la mortalité toutes causes et tous âges confondus est restée en semaine 32 dans les marges de fluctuation habituelle

Les chiffres d’hospitalisation bien qu’en légère hausse demeurent bien loin de ceux affichés il y a quelques mois :

l’incidence régionale des hospitalisations augmente légèrement entre les semaines 31 et 32, passant de 263 hospitalisations à 277. Cette augmentation se manifeste également en réanimation, passant de 44 admissions en réanimation en semaine 31 à 51 en semaine 32

En comparaison la seule journée du 31 mars avait vu l’arrivée de 1700 patients dans les hôpitaux franciliens.

Combien de franciliens testés ?

A ce jour dans les 590 points de prélèvements franciliens ce sont près d’un million de tests qui ont été réalisés. 150 000 tests peuvent êtres réalisés actuellement chaque semaine dans la région. On peut s’attendre à découvrir de nombreux cas à travers ces tests .

Source des données chiffrées