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Samedi : mobilisation à Paris contre la tyrannie sanitaire

Samedi : mobilisation à Paris contre la tyrannie sanitaire

Paris Vox – Le projet de loi encadrant la mise ne place des mesures annoncées lundi par le président de la République dans le cadre de la « gestion de la crise sanitaire » est désormais connu. Et il ne lasse pas d’inquiéter, tout du moins ceux qui conservent encore une once d’attachement aux libertés individuelles et collectives et ne se résignent pas à  la perspective de mener l’existence ruminante d’un ovidé élevé en batterie.

La première chose qui frappe à la lecture du texte qui sera « débattu » à l’assemblée nationale, c’est la remise en cause de la plupart des droits qui, jusque-là, protégeaient les citoyens face à l’arbitraire, au premier rang desquels le droit du travail, tant honni des libéraux et qui se voit sérieusement attaqué avec la création d’un nouveau motif de licenciement, le renvoi pour refus d’obtempérer à l’injonction d’injection. Ainsi, le projet de loi indique : « A défaut de présenter à leur employeur les documents mentionnés au 1° et 2° (le Pass sanitaire), les salariés ne peuvent plus exercer l’activité mentionnée à l’alinéa précédent. Le fait pour un salarié de ne plus pouvoir exercer pendant une période de plus de deux mois en application du présent alinéa justifie son licenciement.». Le spectre des activités professionnelles concernées est d’ores et déjà très large (et pourrait être rapidement étendu), il s’agit des pompiers et agents de la sécurité civile, des personnels de santé, des employés des établissements accueillants du public ou travaillant au contact de personnes « fragiles ».

Par ailleurs, le texte prévoit un cadre coercitif très sévère pour les commerçants afin de dissuader toute tentative de résistance à la mise en place du contrôle systématique de la clientèle. On peut ainsi lire : « Le fait, pour un exploitant d’un lieu ou établissement, le responsable d’un événement ou un exploitant de service de transport, de ne pas contrôler la détention par les personnes qui souhaitent y accéder des documents mentionnés aux 1° et 2° du A est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. ». Oui vous avez bien lu, 1 an de prison ! Dans un pays ou des agresseurs multirécidivistes ressortent des tribunaux avec des peines de quelques mois, parfois avec sursis, on ne peut être bien évidemment que scandalisé par la disproportion de la sanction envisagée.

Si on ajoute à cela quelques autres joyeusetés comme le renforcement de l’isolement des personnes dépistées positives au Covid-19, enfermées chez elles durant au minimum dix jours avec un droit de sortie limitée à la tranche horaire 10h-12h avec possibilité de contrôle policier à domicile, on prend vite conscience de ce que représenterait l’adoption – pourtant, hélas, plus que probable, en l’absence de réelle opposition – d’un tel texte : riens moins que le basculement dans l’ère post-démocratique d’une société de surveillance généralisée et de contrôles permanents à faire passer 1984 et « le meilleur des mondes » pour de sympathiques bluettes un peu trop naïves. 

Face à cette situation, une grande manifestation est organisée demain, samedi 17 juillet, à partir de 14 h 30 place de Palais-Royal à Paris dans le 1er arrondissement. Tous les hommes encore libres y ont rendez-vous.