Nul n’est censé ignorer où il faut porter un masque…

Nul n’est censé ignorer où il faut porter un masque…

Paris Vox – (Tribunes) Les zones où le masque est obligatoire changent régulièrement. Difficile de suivre et de savoir où l’on doit le porter. Si le morcellement du territoire entre zone d’obligation de port du masque et zone de non-obligation est une rupture d’égalité manifeste, il représente également une dérive hygiéniste.

L’avant Covid-19

Il existait jusqu’à peu en France des lois qui interdisaient d’avancer masqué dans la rue. C’était notamment le cas dans les manifestations au cours desquelles le législateur souhaitait qu’on puisse identifier les participants (et accessoirement les laisser nus et désarmés face aux lacrymogènes…)

Puis vint la Covid, maladie, épidémie, pandémie, mais le masque demeurait inutile selon le gouvernement. Sybeth Ndiaye, éphémère porte-parole du gouvernement, expliquait même qu’elle se sentait bien incapable de mettre un masque et que les français devaient également se trouver dans le même cas.

La pénurie de masque coïncidait avec le pic épidémique mais le gouvernement continuait à expliquer que ceux-ci ne servaient à rien. Puis vint le déconfinement et le port du masque soudainement rendu obligatoire.

Le masque obligatoire en France

Telle la grenouille dans la marmite, on a alors imposé progressivement ce port obligatoires. Les maires qui prennent des arrêtés de port du masque sur l’ensemble de leur territoire ont vu leur décision censures par le Conseil d’Etat. 

D’abord cantonné aux transports et certains lieux (musées, commerces…), le masque s’impose néanmoins dorénavant partout. 

Dans les entreprises, son port se généralise et il en va de même pour l’espace public (plages, rives de fleuves, parcs et squares, rues…).

Une obligation, des questions

Ce port pose question et certains pays voisins ont décidés de ne pas l’imposer. C’est notamment le cas de la Suède ou des Pays-Bas.

Rappeler ce fait, c’est être négationniste selon certains éditorialistes ou docteurs. A l’instar de la loi Gayssot pour l’histoire, vouloir débattre ou étudier scientifiquement la Covid devient déviant, suspect et donc interdit par principe.

L’épidémie est forcément exceptionnellement mortelle et la deuxième vague est inéluctable, seul le vaccin nous offrira le salut (pas le vaccin russe en tout cas, tant il a été dénigré dans les médias français) ! Hors, ces affirmations, point de salut !

S’interroger sur la gravité actuelle de la Covid semble donc impossible. On n’a d’ailleurs toujours pas assisté à un vrai débat entre infectiologues ou spécialistes. Les politiques se chargent de définir la marche à suivre des médecins transformés en employés du gouvernement, au mépris du serment d’Hippocrate.

Masques ou pas masques ?

Il y a aujourd’hui une véritable rupture d’égalité entre les citoyens français, la décision de l’obligation du port du masque étant laissée à l’appréciation des Préfets.  Ainsi, selon que vous vous trouviez rue des Blés ou rue des Lilas, la loi ne sera pas la même. Tant pis si ces rues sont reliées entre elles. Certaines rues arborent des affichettes d’interdictions, d’autres non.

« Nul n’est censé ignorer la loi dit l’adage », mais comment connaître celle-ci lorsqu’elle change chaque jour ? Les zones où le masque est obligatoire changent en effet très régulièrement et les arrêtés préfectoraux ne sont pas forcément lus et ni relayés auprès des citoyens.

Demain, en défaut d’informations, vous récolterez donc une contravention pour ne pas avoir porté de masque dans la rue ou encore dans un parc public où ce port n’était pas obligatoire la veille ou l’avant-veille…. Situation ubuesque !

Quelle priorité ?

Avant la finale de la Ligue des Champions, Didier Lallement, Préfet de Police de Paris, insistait sur la nécessité du port du masque sur les Champs Elysées et la verbalisation des supporters réfractaires. Le Préfet indiquait que les forces de l’ordre n’hésiteraient pas à verbaliser les supporters récalcitrants.

On a ainsi pu voir un bar à proximité des Champs Elysées évacué « manu militari » par les forces de l’ordre pour non respect des gestes barrières.

Puis, vint l’arrivée (habituelle) des casseurs face auxquels les mêmes forces de l’ordre se sont montrées beaucoup plus discrètes… . Ainsi, les vitrines brisées, les commerces pillées, les voitures brûlées semblent témoigner d’une urgence à priori moins prioritaire pour les autorités que le respect du port du masque.