Pompili : Écologie punitive et peu d’imagination…

Pompili : Écologie punitive et peu d’imagination…

Paris Vox – L’écologie n’a t-elle vocation qu’a être punitive ?

Barbara Pompili, fraîchement intronisée Ministre de la transition écologique, vient d’annoncer plusieurs mesures qu’elle compte faire voter prochainement.

Parmi ces mesures on trouve par exemple l’interdiction des chauffages de terrasse. Cette mesure se veut écologique. Les petits patrons de bar apprécieront cette décision dans le contexte actuel et toutes les difficultés rencontrées par la profession. La liste de ces difficultés est longue et rien que les dernières dispositions « barrières » entravent grandement l’activité commerciale.

La véritable écologie oubliée ?

L’écologie semble donc encore n’être vu que comme punitive par ce gouvernement. Hervé Juvin dénonçait récemment ce péril dans une rencontre avec Charles Gave et Philipe Pascot :

On s’étonnera aussi de ne pas voir envisagées de mesures fortes visant à soutenir le localisme. Laurent Ozon, lui, propose depuis longtemps la détaxation de la proximité qui est bien plus audacieuse qu’une interdiction des chauffages de terrasse.

Sur son compte Twitter, il vulgarisait le concept récemment alors que celui-ci était repris partiellement par Guillaume Peltier, vice-président LR à l’occasion d’un passage radio :

Dans la détaxation de la proximité on diminue la taxation (TVA, charges, etc.) des circuits les plus courts en surtaxant ce qui est importé à mesure de la distance. C’est une façon de ré-injecter ce que l’on appelle les externalités dans le modèle économique des transnationales.

Ces coûts, actuellement pris en charge par la collectivité via les prélèvements obligatoires (46 % en France), servent à compenser les dégâts des activités des transnationales : chômage, désocialisation, infrastructures routières, pollution et santé publique.

En clair, votre tomate de serres hollandaise est moins chère dans votre supermarché grâce à ces coûts cachés : les routes, les camions, la pollution, le chômage des producteurs locaux, le dumping fiscal hollandais , etc. qui sont tous financés par vos impôts.

C’est la raison pour laquelle, il faut faire peser ces coûts sur ceux qui en profitent le plus. Cette politique aura pour effet de détendre la pression fiscale et de favoriser la relocalisation des activités humaines (qui ne se résume pas à l’économie mais aussi à la décision).

La proximité est aussi un facteur de résilience vivrière et écologique, de responsabilité des acteurs sociaux et économiques et de fait, de souveraineté concrète

Mais il est plus simple d’expliquer et de décider l’interdiction des chauffages de terrasses. Quitte à faire couler un peu plus les bistrots, déjà mal en point…