Football : le Bahreïn débarque au Paris FC

Football : le Bahreïn débarque au Paris FC

Paris Vox – Le Paris Football Club a annoncé il y a quelques jours l’arrivée d’un nouvel actionnaire au sein du club parisien : le Royaume du Bahreïn.

Pas de salut sans les pays du Golfe pour le football parisien ?

La question peut légitimement se poser avec l’arrivée d’un nouvel actionnaire au Paris FC. Le Royaume du Bahreïn achète en effet 20 % des parts du club et devient également son sponsor principal. En monnaie sonnante et trébuchante, cela représenterait une somme de 5 millions d’euros environ. Si la somme n’est pas faramineuse, cela permettra d’augmenter le budget du club de 30 % environ et d’avoir ainsi un des plus important de deuxième division.

L’investissement de Manama (capitale du royaume) n’est donc pour l’heure pas du même niveau que de celui du voisin rival du Qatar dans le Paris Saint-Germain. Il dénote toutefois une volonté de briller en Ligue 2 et pourquoi pas d’enfin accéder à l’élite du football français. De nouveaux investissements arriveraient peut-être à cette occasion.

Le pays applique en partie la Charia

Pierre Ferracci demeure patron et actionnaire majoritaire du club. Dans une entrevue accordée à nos confrères de l’Equipe il démine la réputation sulfureuse du royaume et de son prince. Il faut dire que les Droits de l’Homme ne sont pas une priorité du Royaume… Le pays applique notamment de nombreux préceptes de la Charia.

A Paris, le petit état détient plusieurs palaces parisiens (Le Meurice, Hôtel Plaza Athénée) à travers son agence d’investissement.

Cet investissement n’a eu pour l’heure qu’un écho modéré dans la presse. Pourtant, malgré le (relatif) faible investissement, celui est à surveiller. Notamment en raison de la « guerre froide » menée entre le Qatar et le reste de ses voisins du Golfe (Arabie Saoudite et Bahreïn donc).

Le Paris FC de son côté assure vouloir s’ancrer localement et promet de nouveaux investisseurs franciliens : « Le tour de table du Paris FC s’élargira dans les prochains mois à un nouvel investisseur étranger et à des dirigeants d’entreprises franciliennes désireux d’accompagner le projet du 2ème club parisien. Le contrôle du club continuera à s’appuyer sur un socle majoritaire régional et national. »

A suivre de près donc…