Allongement « temporaire » des délais d’avortement : le Sénat dit non.

Allongement « temporaire » des délais d’avortement : le Sénat dit non.

Paris Vox – Les débats furent houleux mais le Sénat à majorité de « droite » a rejeté jeudi soir, à 13 voix près, un allongement temporaire des délais d’IVG de 12 à 14 semaines pendant la durée de la crise sanitaire du coronavirus. Une petite victoire pour les défenseurs de la vie qui suscite la fureur des « féministes ».

L’amendement de Laurence Rossignol (PS) au projet de loi portant des « dispositions urgentes face à l’épidémie de Covid-19 » a recueilli 143 pour, celles des groupes PS et CRCE à majorité communiste, de la majorité du RDSE à majorité radicale et de la moitié des centristes. Mais les voix contre, dont la majorité des Républicains et des Indépendants, ont été plus nombreuses (156). Le groupe LREM s’est majoritairement abstenu, alors que le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau avait exprimé un avis défavorable.

Madame Rossignol, sur Twitter, s’est lamenté de ce résultat, arguant qu’il ne prenait pas en compte la «  détresse des femmes  » ne pouvant pas se débarrasser de leur encombrant fardeau. Regrettant que la crise sanitaire ait un «  effet délétère  » sur l’accès à l’avortement et les grossesses non désirées, Madame Rossignol a félicité les sénateurs qui ont défendu son amendement.

Du côté des Républicains on a mis en avant le fait que cet allongement n’était pas souhaitable d’autant qu’il n’aurait de temporaire que le nom et que s’il était voté «  il n’y aurait pas de retour en arrière  ».

Le Sénat doit achever dans la nuit l’examen du projet de loi qui prévoit notamment de nouvelles adaptations du droit du travail, des mesures relatives à la justice, ainsi que des dispositions liées au Brexit.