Pour du cul gratuit, cliquez ici ! ! !

Pour du cul gratuit, cliquez ici ! ! !

Paris Vox – (Tribunes) Pour Jean Ernice, l’heure est à la décence malgré le titre provocateur de sa chronique.

Les français ont appris par la voix d’Emmanuel Macron qu’ils allaient devoir rester chez eux pour les 15 prochains jours (au moins).

Ce n’est cependant pas le cas de nombreux français qui continuent à travailler. Tout le monde (ou presque) a une pensée sincère pour le personnel médical et c’est heureux. Il convient de penser également à ceux dans l’industrie ou la distribution qui continuent que bosser chaque jour. La caissière de chez Auchan n’aura pas d’autres choix que d’aller travailler, qu’elle en soit remerciée.

Plus généralement les précaires ,qu’ils doivent travailler ou non, s’inquiètent aujourd’hui plus de pouvoir nourrir leur foyer que du Covid-19. C’est primaire mais c’est naturel.

Pour certains à qui on demande de rester chez eux, l’angoisse grandit. Ce sont pourtant les mêmes qui vantent à longueur d’année leur désir de vacances éternelles ou de départ à la retraite. Plaisirs bourgeois ? !

Le pire à venir selon certains serait une coupure de l’internet. S’il serait regrettable de ne plus pouvoir lire d’excellents site tels Paris Vox ou Breizh Info, il faut tout même rappeler que d’autres activités qu’internet existent toujours. Promis, si on me le demande j’établirais une liste de cinquante choses à faire dans un appartement, mais je pense que chacun est capable, avec un petit effort, de les trouver lui-même…

Face à l’ennui promis aux français, Canal + a annoncé qu’il allait basculer ses programmes en clair le temps du confinement. Un site pornographique américain dont le trafic fait déjà partie du top 10 mondial des fréquentations internet offre sa version premium aux confinés. Ces deux coups marketing sont abondamment relayés par l’ensemble des médias comme des informations de premier ordre. Comme si sans porno et sans dérision systématique – le fameux « esprit Canal » – on allait sombrer dans une inéluctable dépression…

Pendant le confinement, le racolage poursuit son œuvre, jusqu’au titre de ma chronique !

Amis lecteurs confinés, retrouvons la vertu de la patience et restons décents. On le doit à nos aïeux de Verdun – puisqu’il paraît que « nous sommes en guerre »- qui eux n’avaient pas de laisser-passer pour promener le chien ou acheter un paquet de chips. Relativisons donc les sacrifices qui nous sont demandés. Restons vigilants vis à vis du respect de nos libertés, mais soyons responsables et solidaires. Faisons de cette parenthèse qui nous est imposée quelque chose qui nous élève, qui permet de nourrir nos esprits et nos liens, et non quelque chose qui nous abaisse un peu plus.

Jean Ernice