Quelle(s) droite(s) pour les municipales à Paris ?

Quelle(s) droite(s) pour les municipales à Paris ?

Paris Vox – Les élections municipales de Paris auront lieu dans quelques mois. Tour d’horizon des forces en présence à droite.

Les élections municipales de 2020 s’annoncent fortes en émotion. A Paris, les calculs politiciens des uns et des autres laissent entrevoir de nombreuses possibilités. Benjamin Griveaux se voit actuellement comme challenger d’Anne Hidalgo et favori pour ravir la mairie. Pourtant, rien n’est moins sûr. Surtout, avec la menace Villani, qui pourrait se présenter en dissidence d’En Marche.

Le parti qui finira en tête à l’issue du premier tour aura la main pour choisir avec qui nouer des alliances. Du jeu de ces alliances dépendra le résultat de l’élection. Il est encore trop tôt pour savoir ce qu’il adviendra de ces alliances. Une seule chose parait évidente, actuellement la droite semble totalement en perdition.

La droite qui quitte LR

Ainsi, Delphine Bürkli, maire du 9ème arrondissement confirme son ralliement à Griveaux après avoir renoncé à l’étiquette LR il y a quelques semaines. Elle est la dernière mais d’autres avant elle avaient déjà quitté Les Républicains, on pensera a M. Bournazel ou Florence Berthout par exemple. Rachida Dati se verrait bien dans le fauteuil d’Anne Hidalgo mais ne fait pas l’unanimité au sein des Républicains. Elle pourrait cependant être choisie « par défaut » par sa famille politique…

D’autres quittent LR mais ne ferment aucune porte. C’est le cas de Pierre Liscia. Pierre Liscia est conseiller municipal parisien d’opposition dans le 18ème arrondissement. Il s’est fait connaitre par ses coup d’éclats et ses prises de positions contre Anne Hidalgo. L’élu a ensuite intégré l’équipe de Thierry Ardisson, dans un rôle de chroniqueur. Conscient de sa notoriété, Liscia n’a pas encore choisi son poulain pour l’élection. Il déclare à nos confrères de Corse Matin « Je n’ai pas de champion pour les municipales à Paris mais ce qui est sûr, c’est que je veux battre Anne Hidalgo parce qu’elle a abîmé la capitale. » Dans la même entrevue il met en avant le bon travail de Valérie Pecresse, qui a aussi quitté LR…

Quid de l’union des droites ?

Une union des droites est proposée par Serge Federbusch avec la liste « Aimer Paris ». Mais pour l’heure, les ralliements sont plutôt timides. La volonté trans-partisane du candidat se veut laboratoire pour les élections futures. Charles Beigbeder, soutien d’Aimer Paris, avait seulement réuni 3.3 % sous son nom au premier tour en 2014. Sans élan dans sa campagne, on peut craindre le même destin à Federbusch même s’il bénéficie du soutien du RN. Ce point reste d’ailleurs à confirmer car Jean Messiha aurait récemment fait part de sa volonté de se présenter à Paris…

Il reste beaucoup de chantiers pour la droite avant l’élection municipale de 2020. Son attitude et sa stratégie devront être scrutés à l’aune des intérêts nationaux…

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