Tour de France : Alaphippe nous plonge dans la nostalgie…

Tour de France : Alaphippe nous plonge dans la nostalgie…

Paris Vox – (Tribunes) Mont Ventoux, échappée solitaire, maillot jaune, sprint final, prix de la combativité… Si ces mots vous parlent c’est que vous avez forcément suivi à un moment de votre vie la grande boucle, le bien nommé « Tour de France ». Jean Ernice se souvient et livre quelques souvenirs d’enfance !

Depuis deux jours, Julian Alaphilippe porte fièrement le maillot jaune. Le coureur français natif du Cher ne vous est peut-être pas familier. Pour ma part, il m’évoque bien des souvenirs. Pas lui personnellement, mais ce qu’il incarne. Le maillot doré fièrement porté actuellement sur ses épaules est ma madeleine de Proust. Cette madeleine, qui était parfois mon goûter, rappelait le maillot est doré et me ramène irrémédiablement à l’enfance.

Le Tour de France, c’est tout d’abord des souvenirs familiaux. Ces après-midi ensoleillés où le soleil tape trop fort pour jouer dehors. Alors, réfugié dans le salon familial ou celui de ma grand-mère, je regardais ceux qui était jadis nommés avec respect « Les forçats de la route ». La course était pour les adultes le prétexte d’une sieste. Pour moi c’était le moment de rêver un temps. Rêver à ces champions qui parcouraient plus de 130 kilomètres chaque jour. Et surtout rêver de la France, décorum de la course. D’ailleurs les commentateurs TV successifs ont toujours accordé une grande importance à l’évocation du patrimoine.

La France, terre aux mille paysages, filait devant mes yeux au rythme des coups de pédales. Les publicités, fort nombreuses pendant le programme, ont également (dé)formé mon jeune cerveau. Certains slogans résonnent parfois encore dans ma tête, preuve qu’ils avaient été bien choisi et qu’ils ne sont pas sans impact…

Certes, il y a bien eu le dopage et les scandales. Pourtant, j’ai longtemps cru que Richard Virenque était innocent. Peut-être n’était-il pas plus coupable que bien d’autres. Au fond de moi, Richard est toujours un peu clean. Il portait tellement haut les couleurs de son maillot que mon jeune esprit lui pardonnait beaucoup.

A la fin des étapes, le soleil était alors descendu dans le ciel et me permettait enfin de sortir. Je pouvais alors enfourcher mon vélo et croire que moi aussi je serais un « forcat de la route ».

Julian Alaphillipe en portant ce maillot jaune m’a un temps replongé en enfance. J’espère que d’autres têtes blondes le regardent actuellement et qu’eux aussi rêvent devant les exploits de ces champions dans le cadre de cette France charnelle.

Jean Ernice

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