Les clandestins employés par Chronopost toujours mobilisés

Les clandestins employés par Chronopost toujours mobilisés

Paris Vox –  Depuis le 11 juin, des travailleurs clandestins employés illégalement par la filiale de la poste « Chronopost » occupent leurs locaux de travail à Alfortville (Val-de-Marne) pour réclamer une régularisation de leur situation ainsi qu’une titularisation sur leur emploi.

Face à ce mouvement, l’entreprise nie toute responsabilité et rejette les accusations sur la société d’intérim  qui recrutent les travailleurs migrants clandestins qui se retrouvent sous payés et exploités du fait de leur situation.

Une situation emblématique des conséquences d’une immigration incontrôlée qui favorise la création d’un marché clandestin du travail faisant pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail et  permettant à un patronat peu scrupuleux d’accroître ses marges. Au-delà de la situation de ces travailleurs illégaux, c’est aussi le service rendu qui se dégrade (employés non-formés, maîtrisant peu ou pas la langue française…) comme de nombreux usagers ont pu le remarquer ces dernières années.

Les travailleurs clandestins dénoncent les cadences intenables,  les payes misérables, le sheures supplémentaires non payées… . Ils ont reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques : Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, Eric Coquerel, député La France insoumise, ou encore Christian Favier, président (communiste) du département du Val-de-Marne. Ceux-ci ont notamment rappelé que le recours à la sous-traitance au sein de la Poste est passé de 25 % à 73 % en Ile-de-France depuis 2006.

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