Sabre laser, vrai sport ou loisir geek ?

Sabre laser, vrai sport ou loisir geek ?

Paris Vox (Tribune) – Notre équipe s’est rendue ce dimanche à l’Open de France de Sabre Laser dont c’était la première édition. S’agit-il là d’un véritable sport ou d’un nouveau loisir pour « geek » ? Éléments de réponses !

Dans le tramway pour rallier la salle Charpy du Stade Charlety je m’interrogeais. A quoi pouvais-je m’attendre de l’Open de France de Sabre Laser ? Est-ce que j’allais découvrir une convention de geeks équipés de Sabre Laser ou une véritable compétition sportive ?

sabre laser
sith avec sabre laser

J’arrive dans la salle sans encombre quelques minutes avant la demi-finale. La salle qui accueille habituellement le Paris Volley est loin d’être pleine. Mais il y a tout de même plus de 300 personnes dans les gradins. On y croise quelques familles mais la majorité de la salle est plutôt masculine. Certains visiteurs sont costumés. Le combat de sabre laser est inspiré, il faut le rappeler, de l’univers de Stars Wars.

Sur le parquet, le combat a lieu, il est régulièrement arrêté par l’arbitre qui fournit des explications malheureusement inaudibles par la salle. Le combat ressemble à une forme d’escrime mais sans la bardée de capteurs. L’équipement est moins discret mais les combattants portent notamment des casques, des gants ou encore des coques.

Chaque touche sur l’adversaire rapporte des points :

  • La tête / le tronc (vitale) : lorsque l’attaque armée porte (touche). Elle rapporte 3 points.
  • Membres (secondaire) : elle rapporte 1 point
rétro graming

Outre la compétition, plusieurs stands étaient proposés aux visiteurs. Si on pouvait se procurer un sabre laser « made in France », on pouvait aussi acheter un pancake à l’effigie de Dark Vador ! Quelques consoles d’anciennes générations font les joies du jeune public ravis de s’adonner au rétrogaming. Une exposition photo sur le tournage de Star Wars dans le désert tunisien était également proposée. Au stand de l’organisation, votre narrateur a pu disserter avec l’un des responsables de cette journée. Comme sur le stand des sabres lasers, j’ai discuté avec des passionnés pas sectaires et plutôt sympathqiues. J’ai pu saisir la dimension sportive de cette activité. Les licenciés s’entraient plusieurs fois par semaine et pour évoluer dans la discipline il est préférable d’avoir une bonne « caisse » physique.

sabre laser

Cette pratique d’un genre nouveau se développe. Un club parisien dispense des cours à l’année et propose des sessions découvertes.

Si le moment se voulait divertissant, on ne peut nier que la pratique régulière est évidemment sportive.

A voir toutefois si l’activité réussira à sortir du « ghetto geek » !

Jean Ernice

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