Metallica au Stade de France !

Metallica au Stade de France !

Paris Vox – Arrivé au Stade de France à 16h30, le public est déjà bien présent, le combo veste à patchs et cheveux longs est de rigueur et plusieurs générations sont rassemblées. Ce soir on célèbre un groupe qui fête ses 38 ans de carrière, et la foule communie dans la joie et la bonne bière !

La sécurité est plus présente qu’à l’accoutumée avec fouilles avant l’arrivée sur le parvis, fouille à l’entrée par deux fois, plan vigipirate renforcé oblige ! Les deux fosses qui occupent la pelouse sont déjà bien compactes en cette fin d’après-midi, les fans ultras de Metallica occupent les premiers rangs, massés contre les crash barrières ! On notera aussi la présence de bon nombre de fans de «  Ghost  » venus soutenir LE groupe qui monte !

C’est «  Bokassa  » qui à l’honneur d’ouvrir le bal pour le gang de San Francisco, petits protégés de Lars Ulrich qui en a  fait son groupe favori du moment. Le trio est visiblement comblé de proposer ses morceaux ( qui ne le serait pas  ?) à un public plutôt attentif et réceptif ! Point d’originalité dans les compositions mais un set carré, pro et plein d’envie de bien faire ! D’un point de vue personnel je n’irai pas creuser plus loin mais performance honorable saluée par quelques applaudissements mérités ! Difficile d’ouvrir une telle soirée, mission accomplie donc.

«  Ghost  », attendu par une bonne partie de ses fans, prend le relais pour un set qui fait la part belle à ses deux derniers albums ! Le groupe a posé son univers de cathédrale au milieu de la gigantesque scène pour recréer une petite scène intimiste où les vitraux sont du plus bel effet !  La lumière du jour dessert quelque peu le coté visuel, la pénombre étant si importante à la mise en scène du groupe, mais cela n’entache en rien la qualité des compositions et la propreté de l’interprétation. Cardinal Copia, le chanteur, charismatique à souhait, ravira le public de son humour et de sa sympathie entre les morceaux ! Un set d’une quarantaine de minutes, un son très propre pour un stade de France difficile à dompter, où tous les instruments des goules se distinguaient parfaitement, des tubes en pagaille, un concert parfait pour envisager le reste de la soirée et aussi donner l’envie à certains de (re)découvrir chez eux ce groupe…  «  Dance macabre  » et «  Square hammer  » viennent conclure en beauté un set maitrisé à la perfection !

C’est au tour des «  Four Horsemen  » de monter sur scène après l’intro «  The Ecstasy of Gold  » de Ennio Morricone, devenue depuis des années maintenant la signature du groupe avant son entrée ! Le public chante et les instruments se font enfin entendre, démarrage sur les chapeaux de roues avec «  Hardwired… to self-destruct  », titre éponyme du nouvel album ! Un son très massif, puissant, avec des basses qui font trembler les jambes sur la pelouse du stade, mais un son parfois très, voir trop, brouillon. Les fans m’excuseront mais impossible cette fois ci de mettre ça sur le compte de l’acoustique du stade… S’ensuivent des titres qui puisent dans toutes les époques du groupe, en passant par «  Re-Load  » ( «  The memory remains  », qui surprend en début de set ), «  St Anger  », «  Master of Puppets  » ( «  Welcome home sanitarium  »), «  Kill ‘em all  » ( «  Seek and destroy  »), «  Ride the lighting  » ( «  For whom the bell tolls  »), «  And justice for all  » et son fameux «  One  » et le non moins fameux «  Black album  » et sa ballade «  Nothing else matters  » ! ! ! Le groupe peine un peu sur les morceaux les plus agressifs, on retrouve un Lars Ulrich qui risque encore de susciter le débat des fans et des non fans sur son jeu et ses arrangements ! La colonne vertébrale que forment Robert Trujillo, le joyaux du groupe ,et Kirk Hammett, tient la baraque et la machine debout avec d’un coté une basse très solide et de l’autre des solos de guitares qui rattrapent les moments de « faiblesse » du groupe ! On sent aussi un peu de fatigue, compensé par une bonne humeur communicative, chez un James Hetfield toujours aussi ravi de jouer et de partager avec sa « Metallica Family » !

Petit moment « émotion » avec une reprise de « Ma gueule » de Johnny, chantée en choeur par un stade dans lequel cette chanson ne résonnait pas pour la première fois… les hardos aiment Johnny et on sait que Johnny aimait les hardos. Pour rappel il a longtemps été accompagné de Norbet « Nono » Krief, guitariste de Trust ! Joli moment avec une photo de l’idole en plein milieu des écrans ! Des écrans en guise de fond de scène qui toute la soirée on servit de décor aux interprétations du groupe ! Un M et un A de chaque côté en guise de cadre, simple mais très efficace avec un jeu de lumières superbe ! Des belles vidéos et autres animations ! Quelques feux d’artifice, dont on aurait pu se passer vu le côté un peu cheap de l’histoire mais ça fait du bruit, de la lumière et ça habille un peu …

Le groupe se fendra de quelques titres interprétés au milieu de son avancée de scène, au plus proche du public, un moment de communion qui vient joyeusement casser la grandeur si peu intimiste du stade de France.

Les fans seront ravis d’avoir entendus quelques tubes et autres titres sorties des tiroirs, témoignages des heures les plus glorieuses du groupe !  Les profanes chantent encore Enter Sandman dans les coursives du stades …

Nos « trashers » ont certes vieilli mais la plupart des mines sont ravies d’avoir fait partie de la fête et d’avoir chanté à tue tête toute la soirée et c’est bien ça le principal ! Un petit tour vers le stand de t-shirt pour un souvenir et c’est l’heure de repartir dans les bouchons avec les oreilles qui sifflent ! Metallica est et restera toujours un symbole pour célébrer comme il se doit le hard rock et les soirées à chanter et remuer la tête avec ses potes.

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