Football leaks : et la sélection par l’argent ?

Football leaks : et la sélection par l’argent ?

Paris Vox – Les multiples révélations de Médiapart issues des Football Leaks agitent la planète médiatique. Après l’acte 2, qui permettait de remettre en perspective certaines des révélations de Médiapart, place ce jour à l’acte 3 : D’un racisme, l’autre. 


Nous abordions hier le fichage ethnique et les accusations de racisme portées contre le PSG. Cette accusation a été relayée abondamment dans nombre de médias. Il est pourtant une autre  discrimination moins abordée médiatiquement, celle de la sélection par le portefeuille.

PSG : la sélection par l’argent !

Il est nécessaire d’être beaucoup plus familier et passionné du monde du football pour se souvenir de cet article. A l’automne 2018, un site internet de football décrit la mésaventure d’une bande de copains. Des habitués du Parc des Princes voient leurs habitudes chamboulées, sacrifiées sur l’autel des intérêts financiers. Ces supporters de longue date du PSG, unis par des liens familiaux et amicaux, commencent par nous raconter que leur abonnement au stade est passé de 680 à 1550 €. Mais la mésaventure ne s’arrête pas là, le problème est qu’il y a toujours plus riche que soi. Les cinq compères n’ont pas pu renouveler leur abonnement au même endroit dans le stade cette année : leurs places réservées ont été supprimées, afin de laisser place à des installations VIP à 7 500 € l’année : « Mort aux pauvres » !

« Trahis, choqués, extrêmement déçus, très aigris »

La petite bande a du se réfugier ailleurs : elle prend ses habitudes près d’un poteau de corner. Ces clients se sentent de leurs propres dire «  beaucoup moins bien placés, ça n’a rien à voir ». Et quitte à avoir moins, autant payer plus cher ! Un de ces malheureux supporters peste : « Je suis abonné mais c’est comme si je ne l’étais pas ! Ils peuvent décider demain de ne pas me donner la place. C’est comme si on était aux enchères, à celui qui paie le plus. On dirait qu’il n’y a pas de limite !  ».

On ne peut lui donner tort, dorénavant il est réduit, comme d’autres,  à un simple numéro d’abonné, une recette potentielle à optimiser. Ses passionnés se disent « Trahis, choqués, extrêmement déçus, très aigris » envers les dirigeants de leur club.

Si cela est dur pour ces supporters, que peut-on penser de la situation de personnes plus démunies ? Les petits gens qui vivent avec un Smic ou à peine plus n’ont pas les moyens de se payer un abonnement de foot correspondant à 3 semaines de travail. Déjà qu’ils ne peuvent pas se loger,lorsque n’importe quel propriétaire leur demandant des revenus d’au moins le triple des 600 € de la chambre de bonne avec toilettes sur le palier…

Retrouvez l’acte 1 et l’acte 2 de notre enquête. L’acte 4 de notre enquête s’intitulera Supporters d’hier et d’aujourd’hui. 

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