Paris d’ici et d’ailleurs : Parys en Afrique du Sud

Paris d’ici et d’ailleurs : Parys en Afrique du Sud

Paris Vox – Suite de notre série estivale « Paris d’ici et d’ailleurs ». Paris Vox vous propose un voyage culturel dans les différentes villes nommées Paris autour du monde. Direction cette fois l’Afrique du Sud pour « quitter Paris pour aller à Parys », ça vous dit ?


Parys en Afrique du Sud

Parys est ville située le long de la rivière Vaal, dans la province de l’État-Libre en Afrique du Sud, à 300 kilomètres au nord de la préfecture Bloemfontein, mais à seulement 125 kilomètres au sud de Johannesburg.

Au début des années 1870, les villes de l’État libre du nord étaient très éloignées et les membres de différentes églises devaient parcourir de grandes distances pour participer aux offices. L’Église réformée hollandaise lança alors l’idée d’une congrégation au nord de la rivière Rhenoster sur la rivière Vaal, propriété des frères Van Coller. Après de longues délibérations de la part des frères, les premiers erven (unité de mesure sud-africaines correspondant à un parcelle) ont été aménagés en 1876 et la petite ville de Parys est née.

Les premières années d’existence n’ont pas apporté beaucoup de développement à la ville, mais le fait qu’elle se trouvait sur la route de la ruée vers l’or de 1886 vers le bassin de Witwatersrand, qui conduisit à la création de Johannesburg la même année, apporta richesse et prospérité à la petite ville.

Le nom de la ville est la traduction afrikaans de Paris. Le nom a été donné par un arpenteur allemand nommé Schilbach qui avait participé au siège de Paris pendant la guerre franco-prussienne et dont l’emplacement sur les rives de la rivière Vaal lui rappelait Paris sur la Seine.

Parys est située à 5 kilomètres du Dôme de Vredefort, le plus grand cratère d’impact d’astéroïde connu sur Terre (300kms de diamètres), inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005 pour son aspect paysager et son intérêt scientifique, vieux de deux milliards d’années.

En pleine guerre entre les différents courant ethnico-politique pour contrôler le mouvement anti-Apartheid, le parysien James Seipei (14 ans), activiste du Front Démocratique Uni (UDF), fut enlevé le 1er janvier 1989 avec trois camarades, puis battu et enfin égorgé par des gardes du corps de Winnie Mandela (membre du parti ANC). Un mois après, le docteur Abu Asvat, éminent médecin de Soweto, médecin personnel de Mandela et membre fondateur du parti AZAPO, fut assassiné vraisemblablement car il avait examiné l’enfant encore vivant chez les Mandela ! De 1992 (divorce d’avec Nelson Mandela) jusqu’à sa mort, Winnie fut accusée de très nombreux meurtres, d’enlèvements, de violences, d’escroqueries, de vols et de corruption.

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