Les loyers des députés bientôt remboursés par l’Assemblée Nationale, un avantage de plus ou une économie ?

Les loyers des députés bientôt remboursés par l’Assemblée Nationale, un avantage de plus ou une économie ?

Paris Vox – Cette information nous est donnée par la lettre du premier questeur de l’assemblée nationale Florian Bachelier, député de La République en Marche. La location d’un pied à terre parisien par les députés  leur sera remboursée à hauteur de 1200 euros par mois.


En effet l’assemblée ne dispose que de 200 bureaux avec des chambres et la résidence du Palais Bourbon propose seulement 50 chambres pour loger les députés ne résidant pas à Paris. Pour les députés restants, l’hôtel leur était remboursé à hauteur de 200 euros par nuitées. Auparavant,  il existait une carence de 30 euros par nuit à la charge du député mais celle-ci a été supprimé il y a peu.

Avec ce dispositif, l’Assemblée espère faire des économies car, toujours selon  cette même lettre, les frais moyens d’hôtel se chiffraient à 3200 euros par député et par mois. Cette mesure a aussi pour but d’éviter que les députés errent de chambres d’hôtel en chambre d’hôtel et qu’ils puissent disposer d’un endroit leur permettant de travailler dans des conditions sereines. L’intention semble donc louable : bien-être des députés, réduction des dépenses publiques, plus de transparence etc.

Cependant cette « lettre du questeur » nous apprend d’autres choses  : les frais d’enveloppes du courrier, de téléphone et de taxi seront fusionnés à hauteur de 18 950 euros par an. Dans les lignes suivantes,  nous lisons que les frais de taxi seront remboursés désormais sur tout le territoire et non plus seulement dans la petite couronne parisienne. Plus de transparence d’un côté mais moins de l’autre. En effet, comment justifier que les dépenses de taxi effectuées n’importe où en France rentrent bien dans le cadre de leur mission de députation ?

Enfin, pour conclure sa lettre, le premier questeur déclare qu’il y a «deux objectifs à la base de notre mandat : le rétablissement du lien de confiance avec nos concitoyens et la modernisation de l’Assemblée nationale». Il n’est pas certain qu’avec ces mesures la classe politique regagne la confiance des français.

 

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