Que retenir de la manifestation du jeudi 16 novembre ?

Que retenir de la manifestation du jeudi 16 novembre ?

Paris Vox – La contestation contre les décrets de la loi Travail se poursuit. Jeudi 16 novembre une nouvelle manifestation se tenait à Paris.


Il faut croire que la rue n’est plus qu’un épouvantail. Nos gouvernants n’étant pas des oiseaux, les mouvements contestataires de rue semblent sans impact sur eux.

À Paris, le cortège du 16 novembre n’a pas pris. La préfecture de police dénombrait 8000 personnes. Côté syndical, on en voyait cinq fois plus. La calculatrice a sans doute été utilisée par les deux entités. D’un côté on a un peu enlevé, de l’autre on a un peu surestimé… Comme d’habitude !

En région, d’autres manifestations avaient lieu pour des mobilisations divergentes selon les villes.

“le ras-le-bol est de plus en plus important”

Les manifestations semblent ne plus avoir de portée. Aussi, les derniers mouvements sociaux n’ont pas été écoutés par les gouvernements successifs. Certains médias semblent minorer les contestations quand elles ne sont pas tournées en ridicule. Aussi, les faits de violence issus des rangs d’extrême gauche pendant la manifestation, et habituellement utilisés pour décridibiliser le mouvement social, sont aujourd’hui passés sous silence. Pourtant les stigmates dans les rues parisiennes sont visibles comme le rappelle la Préfecture de Police: “Dès le début de la manifestation une centaine d’éléments à risque vêtus de noir et cagoulés se sont rassemblés en amont du cortège. Tout au long du parcours, certains de ces individus masqués ont dégradé une dizaine  de vitrines d’établissements bancaires et d’agences immobilières, et tagué du mobilier urbain.”

Nous avons rencontré un manifestant qui dit être carté chez SUD. Insistant pour parler en son nom et pas celui de sa centrale, il nous a confié : “Le ras-le-bol est de plus en plus important, ça va très mal finir” puis un peu désabusé il a reconnu ne pas comprendre le manque de réaction des citoyens : “Les salariés se laissent dévorer, ils conduisent la voiture qui les emmènent se faire manger”. Puis dans un dernier élan : “C’est bien beau de vouloir fêter mai 68, mais à l’époque c’était dans la rue que sa se passait, pas autour d’une table pleine de champagne…