Le silence des collabos

Le silence des collabos

Paris Vox a le plaisir de proposer à ses lecteurs une sélection des retranscriptions écrites des chroniques d’Arnaud de Robert, diffusées quotidiennement dans la matinale de Radio Libertés.


J’ai passé un sale week-end. Oui, un sale week-end hanté par les images du corps déchiqueté d’Ebba Akerlund. Ebba avait onze ans et était atteinte de surdité. C’est pour cela qu’elle n’a pas entendu le camion arrivé. Pas un camion fou comme les médias nauséabonds se plaisent à nommer ces engins conduits par des islamistes déterminés. Celui-là était conduit par un Ouzbek de trente-neuf ans et père de famille, Rakhmat Akilov. Finalement interpellé, il est passé aux aveux pour se déclarer très satisfait de ce qu’il avait fait, avec un sentiment du devoir accompli. Rakhmat Akilov devait être expulsé en décembre 2016. Il est entré en clandestinité pour échapper à un retour en Ouzbékistan. Et probablement aussi pour préparer son attentat.

Satisfait de ce qu’il avait fait. Les images d’Ebba la jambe arrachée gisant à plusieurs mètres de son corps broyé tournent et retournent dans ma tête. Oh, pas pour tenter de comprendre la psyché de ces types. On a bien compris ce qu’ils voulaient  : sidérer par l’horreur. Non, ce qui me révolte c’est que ces images ont été censurées par les médias et les réseaux sociaux parce que trop choquantes. Encore une fois cette indignation à géométrie variable, cette sensibilité adaptée aux enjeux oligarchiques. Le seuil de tolérance était autrement plus bas en septembre 2015 lorsque les images du petit Aylan Kurdi, trois ans, mort noyé sur une plage turque, avaient fait le tour du monde à grand renfort de cette même presse. Mais là, il s’agissait de sidérer les européens, de culpabiliser le blanc pour son effroyable inconséquence, pour ses égoïstes et probablement racistes réticences à accueillir les immigrés, les millions d’immigrés. La suite, on la connait. Sidération, émotion à travers l’Europe. Et puis ces images d’européens aux sourire bisounours accueillant à bras ouverts des millions de jeunes hommes aux mines moins souriantes comme ont pu l’expérimenter depuis des milliers de femmes violées ces deux dernières années en Europe du nord.

Encore une fois cette indignation à géométrie variable, cette sensibilité adaptée aux enjeux oligarchiques.

Bien sûr, il ne faudrait surtout pas que la photo du corps mutilé d’Ebba provoque la même émotion mais dans l’autre sens. Imaginez des centaines de milliers de blancs en train de hurler aux immigrés de partir. Il y a là de quoi ruiner la réélection de Merkel, celle de Macron ou de provoquer des élections en Suède qui verraient passer l’extrême-droite. Non, pas question. Alors on censure, pour notre bien nous dit-on. Parce qu’il ne sert à rien d’ajouter de l’horreur à l’horreur. On censure et on minimise. Pas une émission spéciale sur l’attentat. Vous pouvez vérifier mais j’ai déjà cherché sur les grands médias. Rien alors que le jour même, le bombardement à portée toute symbolique de la marine US aux ordres de Trump sur une base syrienne avait provoqué des éditions spéciales dans toute la presse. Mais un attentat, comme dirait Valls ou Cazeneuve, c’est une fatalité n’est-ce pas  ? Il faut donc apprendre à vivre avec. A mourir avec plus exactement. Et dans un bel élan encore. Avec récitation des mantras mondialistes et xénophilie galopante. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait des dizaines de milliers de suédois, petits soldats parfaitement programmés de la bien-pensance aidés en cela par leur roi et leur gouvernement. « Ils veulent nous diviser, introduire la haine dans nos cœurs, mais unis nous sommes forts. » Que c’est beau, que c’est faux  ! Car, le soir-même de l’attentat, les réseaux sociaux suédois fourmillement de messages d’immigrés se réjouissant de l’attentat. Mais dès le lendemain, Libération s’inquiète, par la plume de Lou Marillier, collabo-correspondante du journal à Stockholm, de la fragilisation de l’emblématique vivre-ensemble suédois et explique que les vraies victimes à moyen terme seront les musulmans. Oui vous avez bien entendu. Alors voyez-vous, depuis quelques temps, je me fiche un peu de la Syrie, de l’Iran, de Trump ou du Venezuela. Oui, il y a des gens qui souffrent partout et c’est affreux. Mais depuis vendredi, je choisis de pratiquer un peu l’égoïsme ethnique car ce sont nos enfants, français, suédois, anglais, européens donc qui meurent toutes les semaines. C’est notre quotidien et notre avenir que l’on assassine Il est grand temps que cela cesse. Bonne journée  !

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