Fin des subventions régionales pour certaines associations

Fin des subventions régionales pour certaines associations

Paris Vox – Valérie Pécresse l’avait promis lors de sa campagne : elle ferait le ménage dans les subventions accordées aux associations par le Conseil Régional d’Ile de France, dont elle est la présidente. Elle n’aura pas trop tardé à passer à l’acte. Hier, mercredi 14 novembre, l’assemblée régionale débattait sur l’arrêt de subventions à des associations qualifiées de «  sans intérêt direct pour les Franciliens » par Valérie Pécresse elle-même.


42 organismes sont concernés. La plupart sont des associations peu connues, traitant de sujets assez variés (transport, développement durable, urbanisation, agriculture) mais apparaissant de prime abord comme assez technique. On peut aussi trouver dans cette liste une association qui avait fait parler d’elle sous la mandature socialiste : Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine. Cette association de gauche (son président, Claude Nicolet était élu Divers Gauche de Dunkerque) avait bénéficié des largesses du pouvoir socialiste sous M. Huchon.

Madame Pécresse a aussi décidé d’arrêter les subventions de l’association Abiosol qui regroupe 4 organismes d’agriculture solidaire. En d’autres mots des AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Valérie Pécresse avait pourtant annoncé vouloir développer la filière bio en Ile de France. Notre région est en effet la première consommatrice de produits bio, la dernière en termes de production. Pour Abiosol, les subvention représente 50 % de leur budget. Les Amap bénéficieraient du soutien de 8000 Franciliens et ont lancé une manifestation ce soir pour contester cette décision du Conseil Régional. Curieux de considérer qu’il n’y a pas là « d’intérêt direct pour les franciliens« …

Ces coupes dans les subventions devraient faire économiser 430 000€ sur l’année 2017. Valérie Pécresse avait promis, lors de sa campagne, 400 millions d’euros d’économie par an ! En 2016 elle avait réduit le train de vie du Conseil Régional de 120 millions d’euros.