Alain Finkielkraut expulsé de la « Nuit Debout »

Alain Finkielkraut expulsé de la « Nuit Debout »

Paris Vox – A la « Nuit Debout », les valeurs de tolérance, d’ouverture et d’acceptation de « l’Autre » semblent à géométrie variable. S’il est indispensable, selon les manifestants, d’accueillir et d’intégrer tous les « migrants » de la terre, d’autres personnes ne sont par contre pas les bienvenues dans leurs rangs. C’est ce qu’a pu constater le philosophe et académicien Alain Finkielkraut qui, venu le samedi 16 avril au soir pour assister à l’assemblée générale et jauger du mouvement, a dû précipitamment quitter le rassemblement sous les injures et les menaces. A peine arrivé sur place, il a été l’objet de diverses insultes l’invitant à « dégager ». Les noms d’oiseaux volaient bas, le plus récurrent étant l’inusable « facho ». Face à cette bronca et aux insultes, le philosophe a perdu son sang froid et répondu à ses insulteurs sur le même ton. Il a alors été exfiltré du rassemblement, protégé par quelques participants moins excités que les autres.

A la « Nuit Debout », on aime débattre et échanger mais, apparemment, seulement entre gens qui pensent la même chose et sont d’accord sur tout.

« J’ai été expulsé d‘une place où doit régner la démocratie et le pluralisme. Donc cette démocratie, c’est du mensonge, cette pluralité, c’est du bobard. On a voulu purifier la place de la République de ma présence, et donc j‘ai subi cette purification avec mon épouse » a déclaré l’académicien à l’issue de l’incident.

Un épisode qui ne risque pas de redorer la blason d’un mouvement déjà entaché par une multiplication des incidents et des violences et qui semble incapable de résister à la récupération de groupes d’ultra-gauche et anarchistes dont le seul combat est un « antifascisme » fantasmé et qui éloignent la « Nuit Debout » de ses intentions affichées de construire une alternative crédible au totalitarisme libéral.

 

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