Sur la censure : prêcher dans le désert, hier et demain…

Sur la censure : prêcher dans le désert, hier et demain…

Paris Vox (Tribune) – La censure s’abat de tous les côtés ces derniers jours. Les victimes de cette dernière sont nombreuses. Rien de vraiment nouveau toutefois, et l’on a même l’impression parfois de prêcher dans le désert.

Plusieurs hommes politiques et élus sont purement et simplement interdits d’une série de réseaux sociaux. En tête, on trouve Donald Trump mais il n’est pas le seul…

Cette grande purge n’est pas terminée et elle n’est pas vraiment étonnante pour qui s’intéresse à la liberté d’expression.

Depuis plusieurs années, de nombreux acteurs de la presse alternative alertent sur la censure. On ne compte plus les articles sur ce thème. Du côté de Paris Vox, nous avons relayé des exemples de censures et nous avons également tenté d’aller plus loin en pointant du doigt les censeurs. Alors que l’on apprend qu’Amazon coupe les serveurs au réseau social (proche de l’Alt Right) « Parler », qui peut prétendre s’en étonner ?

Amazon a été le thème de nombreux articles sur Paris Vox. Nous avons tenté d’alerter sur la mainmise de ce géant sur nos vies, et cela au travers de plusieurs formats :

Dans une émission de radio :

 

Ou par le biais d’une vidéo (bien) plus courte :

Amazon, un business tentaculaire
Lire cette vidéo sur YouTube.

Il ne s’agit pas de tirer une quelconque fierté d’avoir abordé ces sujets et prévu ce renforcement de la censure. Il est cependant « amusant » de se souvenir des quelques critiques (émanant notamment de tenants libéraux) nous reprochant de nous attaquer à des « fleurons » de la nouvelle économie. Certains semblent en effet estimer qu’Amazon est une entreprise extraordinaire et qu’il n’y a pas lieu à remettre en cause l’utilisation de ses services « si pratiques ».

Hier, nous avions ainsi l’impression de prêcher dans le désert lorsque nous alertions sur les funestes objectifs d’Amazon quant à nos libertés. Demain, nous prêcherons réellement dans le désert car Amazon (ou d’autres géants) aura sifflé la fin de la libre expression. Ce n’est pas le seul péril, la libre entreprise est également en danger face à ces géants qui constituent de plus en plus des monopoles.

Alors que faire ? Être conscient de la menace, déjà. S’interroger sur ses achats. Stopper de consommer sur des plateformes inhumaines et liberticides, si ce n’est pas déjà fait. Alerter son entourage sur ces dangers. Et surtout soutenir et développer des contacts et des achats dans le réel, auprès d’artisans ou de commerçants indépendants. Sinon, il ne faut pas venir pleurer…

Jean Ernice