Censure et profits : la nouvelle virginité d’entreprises peu morales

Censure et profits : la nouvelle virginité d’entreprises peu morales

Paris Vox – La censure frappe encore sur Internet, « Égalité et Réconciliation » vient de voir supprimer sa chaîne Youtube. Derrière cette censure : des entreprises privées mises sous pressions par des annonceurs en quête d’une nouvelle virginité.

Censure : ça continue…

La loi Avia a beau avoir été retoquée par le Conseil Constitutionnel, on a le sentiment que les grandes plateformes Internet appliquent néanmoins ses préceptes à la lettre et même au-delà.

Nous abordions dans nos colonnes la suppression de la chaîne Youtube de l’humoriste Dieudonné, c’est aujourd’hui celle d’ « Égalité et Réconciliation » de passer sous les fourches caudines de Google.

Alors que la chaîne bénéficiait de millions de vues, sa suppression marque un pas supplémentaire vers la censure généralisée. ER propose désormais ses vidéos sur la plateforme Lbry.

Les acteurs privés d’internet n’ont donc pas attendu la mise en application de nouvelles lois liberticides pour donner un tour de vis et étrangler un peu plus la liberté d’expression.

« Stop Hate for Profit » (« Arrêtez la haine pour le profit »)

Une des raisons de ces réactions des multinationales de l’Internet est sans doute la campagne actuelle « Stop Hate for Profit » qui se déroule aux États-Unis. De grandes marquent retirent en effet leurs publicités des Réseaux Sociaux jugés trop « laxistes » envers les discours dissidents qualifiés « d’haineux ».

Facebook, Instagram et Twitter sont dans l’œil du cyclone actuellement mais Youtube avait connu pareil campagne de boycott il y a quelques mois.

L’annonce de Coca-Cola de retirer ses publicités de Facebook et Instagram ont coûté plus de 7 milliards à Facebook avec la chute de la valeur boursière de l’entreprise.

On peut donc comprendre dans ce contexte l’urgence pour ces entreprises de faire disparaître les contenus prétendument « haineux ».

La nouvelle virginité d’entreprises corrompues

La liste des entreprises qui boycottent s’allonge de jour en jour. Si les premiers signataires pour « Arrêtez la haine pour le profit » étaient des associations antiracistes, elles ont été rejointes par de nombreuses entreprises.

Rejoindre ce mouvement pour ces entreprises est une bonne manière de s’offrir une virginité morale.

Coca-Cola est une entreprise dont les publicités inondent notre quotidien. Difficile de dénombrer le nombre de publicités du géant du soda vues chaque jour. Pourtant l’entreprise n’est pas aussi vertueuse qu’elle le prétend. Les produits vendus par la firme ont une incidence sur la santé des consommateurs. Certaines contrées dans le monde sont ainsi privées d’eau afin d’alimenter les usines Coca en priorité.

Unilever a rejoint également « ce mouvement contre la haine ». On fait face ici à un géant de l’industrie agro-alimentaire. Les accusations de pollutions de l’entreprise sont légions. On parle notamment de pollution des eaux dans des pays émergents. En 2011, l’autorité de la concurrence avait également démasqué une entente sur les prix mise en oeuvre par Unilever avec plusieurs de ses concurrents Procter & Gamble et Henke.

Ces deux entreprises symbolisent bien la quête d’image positive de certaisn milieux d’affaires. On aurait pu en citer d’autres comme Adidas, Pfizer, Volkswagen, Levi’s, toutes ces multinationales ont des « casseroles » qu’on peut faire un temps oublier en luttant contre la prétendue « haine ».