Places de stationnement dans Paris : le purgatoire avant l’enfer

Places de stationnement dans Paris : le purgatoire avant l’enfer

Paris Vox- Jean-Claude Van Damme aurait pu dire : « J’adore les places de stationnement de surface à Paris, dans 4 ou 5 ans , il y en aura plus ». Au-delà de la blague, on assiste aujourd’hui à la mise en place de la volonté municipale de réduire par deux le nombre de places de stationnements dans Paris.

Qui n’a jamais tourné des heures dans Paris pour trouver une place de stationnement libre pour se garer ? Cette situation fréquente agace de nombreux automobiliste soucieux de pouvoir stationner leurs véhicules dans la Capitale.

Ces places avaient déjà fortement diminué du fait des places dédiées aux feu Autolib’ puis celles accordées aux trottinettes par exemple.

Après l’augmentation de pistes cyclables, la fermeture des bords de Seine et la mise au ban des voitures les plus anciennes, la Mairie souhaite donc passer à une étape supérieure dans sa relégation de l’automobile en supprimant la moitié des places de stationnement.

Selon David Belliard, l’adjoint EELV d’Anne Hidalgo, supprimer la moitié des 140 000 places de stationnement permettrait de récupérer 65 hectares. Ces espaces pourraient notamment être végétalisés selon lui. Un panel de parisiens tirés au sort devrait plancher sur la réutilisation des places de stationnement. Il conviendra d’être attentif quant aux modalités de désignation de ces personnes…

L’objectif de végétaliser la ville peut se comprendre. On s’étonnera toutefois que la Municipalité accorde parallèlement toujours des permis de construire pour de nouveaux projets de bétonnage (Tour Triangle par exemple ou le réaménagement de la Porte de la Chapelle). Dans ce cas, l’objectif de verdissement de la ville semble oublié.

La volonté de diminuer l’automobile dans Paris semble également relever de la pensée magique. Rien n’est proposé comme réelle alternative, à part l’utilisation du vélo, par les élites parisiennes. Rien ne semble imaginé pour remplacer les véhicules à moteur dans la ville.

Quel avenir pour les artisans, les livreurs et les usagers de l’automobile à Paris ?