Breizh-Info : « Des Parisiens ont retrouvé de vieux réflexes coloniaux vis-à-vis de la Bretagne. »

Breizh-Info : « Des Parisiens ont retrouvé de vieux réflexes coloniaux vis-à-vis de la Bretagne. »

Paris Vox – Rencontre avec Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh Info pour un tour d’horizon de l’actualité. Ce journal en ligne, bien que d’origine bretonne, traite de l’ensemble de l’actualité nationale et internationale. Un de ses journaliste était par exemple récemment présent aux frontières grecques pour témoigner de ce qui s’y joue actuellement.

Comment continuez-vous à faire vivre l’information malgré le confinement  ?

Nous sortons moins forcément. Nous appliquons les consignes, comme tout le monde. Néanmoins, cela ne change pas notre façon de faire. Nous continuons à livrer de l’information, même s’il est certain que l’actualité sportive, culturelle, locale, est beaucoup moins riche, et qu’il faut donc se creuser beaucoup plus pour proposer de l’information à nos lecteurs, qui ne soit pas uniquement de l’information anxiogène axée Coronavirus, car c’est vrai qu’au bout d’un moment, c’est tristounet.

Votre média a pris le parti d’avertir sur les dangers du Covid-19 très rapidement alors que d’autres parlaient de « petite grippe saisonnière ». Breizh-Info mieux renseigné que Michel Cymès  ?

Je ne sais pas si nous sommes mieux renseignés que Michel Cymès. Mais nous essayons surtout de regrouper l’information scientifique que nous trouvons, pas les interprétations réalisées par des « stars » de la télévision que certains nomment « experts » pour mal dissimuler le fait que ces gens ne travaillent plus aux côtés des soignants, dans le réel.

Oui, nous avons relayé dès le début des informations qui montraient la dangerosité de ce virus, en Chine, les risques de propagation, la nécessité de fermer nos frontières, chose que les autorités ont réalisée avec des semaines de retard, ce qui devra être jugé un jour ou l’autre, car c’est de la négligence ou de la non-assistance à personne en danger….

On entend dans de nombreux médias que l’arrivée de Parisiens provoque des scènes délirantes dans les commerces. Avez-vous eu ce type de témoignages  ?

Oui, nous avons recueilli en effet ce genre de témoignages. Des Parisiens totalement inconscients, et égoïstes (et indisciplinés) ont manifestement retrouvé de vieux réflexes coloniaux vis-à-vis de la Bretagne. Toute l’année, ils s’agglutinent dans les grandes métropoles, au contact des pires maux qui existent, en dédaignant presque les « bouseux » que nous serions en « province » (un mot qui signifie pays vaincu, ce qui en dit long sur son emploi…). Puis une crise arrive et hop, tout le monde en voiture, tout le monde dans le train… panique à bord… et on arrive en masse, et on pille les magasins des locaux, et on prend le risque de diffuser la maladie (après avoir fait la fête en terrasse à Paris jusque tard avant le confinement…)

C’est un comportement écœurant, et je comprends qu’il passe très très mal auprès des Bretons, et de tous les autochtones en région qui détestent cette arrogance parisienne couplée à de l’inconscience et à un manque de civisme grave.

Après, il peut y avoir également une forme d’incohérence chez certains autochtones, qui s’agitent toute l’année pour accueillir des « migrants » venus d’ailleurs, et qui s’emportent contre ces nouveaux « réfugiés » qui sont géographiquement leurs voisins… Mais cette incohérence, il ne me semble pas que nous l’ayons chez Breizh-info, puisque notre ligne éditoriale est claire.

Un de vos reporters revient de Grèce pour attester de la situation aux frontières. Comment s’est décidé son envoi en Grèce et pourquoi avoir voulu y aller  ? 

Comme chaque fois qu’un de nos reporters part à l’étranger. Il fait une proposition de séjour et de reportage, la rédaction dispose. Eu égard de la situation sur place, cela semblait être une évidence d’y aller. Il est impératif de montrer aux Européens, aux Français, aux Bretons, la situation en Grèce, à nos frontières, pour se rendre compte de la menace qui guette.

Mais aussi pour montrer à quoi collaborent au quotidien les ONG bien relayés par la presse mainstream.

Humainement, je suis certain que beaucoup de militants des ONG qui viennent en aide aux migrants sont respectables. Beaucoup plus c’est certain que ces esprits fermés, grognons et égoïstes que l’on peut retrouver ici en France et que j’entends parfois réclamer « de l’aide en priorité pour les Français », alors que concrètement, ils ne bougent pas d’un pouce pour aider les leurs, leurs voisins, leur communauté… C’est par l’exemple pourtant que l’on donne envie de vous suivre…

Respectable, on l’est toujours lorsque l’on aide, lorsque l’on donne de sa personne pour sauver des vies, pour apporter des sourires sur le visage d’enfants et de familles dans la souffrance.

Et oui, il faut le dire  : ces migrants entassés dans les camps souffrent, et pour beaucoup vivent dans des conditions que je ne souhaite pour personne, et qui ne sont pas tolérables. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille les accueillir et en faire des citoyens d’Europe.

Les soigner oui. Leur expliquer qu’il n y a rien à attendre économiquement pour eux chez nous, également.

Idéologiquement par contre, les militants de ces ONG sont des idiots utiles au service d’un projet qui les dépasse totalement puisqu’ils n’ont aucune vision de civilisation et pensent visiblement que nous sommes tous les mêmes à travers le monde…

Erdogan est un ennemi de l’Europe et des Euopéens. Il se sert de miséreux comme de boucliers humains pour mener à bien son projet de renaissance de l’empire Ottoman. Du point de vue turc, il sera sans doute décrit comme un héros dans les livres d’histoire. De notre point de vue, il faudrait anéantir son régime pour la stabilité de la civilisation européenne… et indiquer clairement aux miséreux qui se ruent à nos frontières qu’il n y a ni place, ni aide, ni emploi pour eux en Europe. Ainsi, ils ne risqueraient pas leurs vies pour venir chez nous, à la recherche d’un Eldorado qui n’existe plus, depuis longtemps déjà….

Nous vous laissons conclure librement

J’encourage vos lecteurs à vous financer, au maximum. Le journalisme indépendant, le journalisme de combat, cela se rémunère. Cela se paye. Vous faites un excellent travail pour Paris et l’île de France, qui mérite à être connu et diffusé au maximum.

Pour le reste, dans notre société globalisée qui s’écroule (car c’est à un écroulement que l’on assiste, et le virus n’est que le point de départ de quelque chose de plus lourd), il faut distiller de l’information pour permettre aux peuples de se libérer du joug idéologique dans lequel ils ont trop souvent été bercés, éduqués, façonnés…

Mais il ne s’agit pas de se gargariser d’avoir été les premiers, envers et contre tous, à dénoncer les conséquences de la mondialisation, de l’immigration, de la globalisation  ; Il faut apporter à ceux qui vont être amenés à évoluer, mais aussi à diriger demain, dans les différentes strates de notre société, un autre regard, une autre information, d’autres pistes de réflexion.

Pour conclure, je citerai simplement une phrase de Pierre-Antoine Cousteau, que j’ai découverte en lisant le compte Twitter de Xavier Eman  : « Il faut avoir le pessimisme du lendemain et l’optimisme de l’instant. On évite ainsi, tout à la fois, d’être idiot et d’être malheureux ».

Et maintenant, à vos plumes, car la presse alternative est une arme  face à un système devenu fou  !