Il y a 75 ans, mourrait Drieu La Rochelle.

Il y a 75 ans, mourrait Drieu La Rochelle.

Paris Vox – Personnalité littéraire altière et inclassable, figure de proue du « romantisme fasciste », Pierre Drieu La Rochelle a marqué son époque et sa génération et continue à fasciner les âmes les plus brûlantes de la jeunesse contemporaine. Maître de sa vie jusqu’au choix de sa mort, nous commémorons aujourd’hui le 75e anniversaire de sa disparition.

Pierre Eugène Drieu la Rochelle, né le 3 janvier 1893 dans le 10e arrondissement de Paris1 et mort dans le 17e arrondissement de Paris le 15 mars 1945, est un écrivain français.

Ancien combattant de la Grande Guerre, romancier, essayiste et journaliste, dandy et séducteur, européiste avant la lettre, socialisant puis fascisant, il s’engagea en faveur de la Collaboration durant l’Occupation de la France par l’Allemagne nazie. Directeur de La Nouvelle Revue Française à la demande de Gaston Gallimard, et sous l’influence d’Otto Abetz, en remplacement de Jean Paulhan, Drieu dresse la liste des écrivains de la NRF prisonniers de guerre qu’il veut faire libérer parmi lesquels Jean-Paul Sartre, dont il aurait facilité la libération selon Gilles et Jean-Robert Ragachenote. En 1944, il aide Jean Paulhan à s’enfuir.

Les œuvres de Drieu ont pour thèmes la décadence d’une certaine bourgeoisie, l’expérience de la séduction et l’engagement dans le siècle, tout en alternant l’illusion lyrique avec une lucidité désespérée, portée aux comportements suicidaires. Le Feu Follet (1931), La Comédie de Charleroi (1934) et surtout Gilles (1939) sont généralement considérés comme ses œuvres majeures.