Quartiers « sensibles » : 26,6 millions d’euros d’argent public pour des « cités éducatives » en IDF….

Quartiers « sensibles » : 26,6 millions d’euros d’argent public pour des « cités éducatives » en IDF….

Paris Vox – Les quartiers « prioritaires » de Grigny, Evry-Courcouronnes et Corbeil-Essonnes en Essonne vont bénéficier d’une partie de ce programme national d’accompagnement. Ces trois cités bénéficieront ainsi de près de 4,35 millions d’euros sur les 26,6 millions prévus sur la période 2020-2022 en IDF.

Alors qu’on peut lire ça et là que les « quartiers » seraient abandonnés par l’État, la mise en place du programme « Cités éducatives » prouve une fois encore le contraire !

Ce programme triennal ( 34 millions d’euros par an pour l’ensemble du pays) prévoit la mise en place de programmes qui « visent à intensifier les prises en charges éducatives des enfants et des jeunes, de 0 à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire ».

Plusieurs villes d’Ile-de-France ont été retenues comme « Cités éducative »s, parmi celles-ci, on peut citer Grigny, Evry-Courcouronnes et Corbeil-Essonnes en Essonne. Pour ce seul secteur ce sont pas moins de 4 350 000€ qui seront dépensés par l’État. Au total la région Ile-de-France bénéficiera d’une enveloppe de 26,6 millions d’euros. La liste de l’ensemble des Cités éducatives est disponible ici.

Les villes sélectionnées ont un taux de pauvreté de 40 % en moyenne et un chômage deux fois et demi supérieur au reste du territoire selon le ministère. Ce sont également des villes à forte proportion de population d’origine étrangère.

Encore une fois la « France périphérique », la France des campagnes, semble bien oubliée malgré des taux de pauvreté également tristement élevés.

Selon le ministère de l’éducation nationale, « L’ambition des Cités éducatives n’est pas d’être un dispositif de plus mais l’occasion de mieux coordonner et renforcer les dispositifs existants ».

Quels objectifs ?

L’ambition est « d’accompagner au mieux chaque parcours éducatif individuel, de 0 à 25 ans, depuis la petite enfance jusqu’à l’insertion professionnelle ». Pour répondre à cette ambition plusieurs objectifs ont été assignés tel que :

  • Rechercher une meilleure mixité sociale et scolaire
  • Améliorer le bien-être de tous, élèves et personnels
  • Encourager l’ambition scolaire
  • Faciliter l’implication des parents et les conditions d’exercice de la parentalité
  • Développer la prévention santé-hygiène
  • Favoriser la maîtrise de la langue et lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme
  • Promouvoir l’ouverture culturelle et citoyenne

L’ensemble des objectifs sont lisibles en suivant ce lien mais le but final est de « faciliter la réussite des enfants et des jeunes des quartiers ».

Avec un fonds de 26,6 millions par an pour l’Ile de France, on est en droit d’espérer des résultats. Les objectifs sont ambitieux mais le contour de l’action reste encore difficilement discernable malgré les exemples d’actions comme le dédoublement des classes de CP et de CE1, les « devoirs faits », le « plan mercredi ».