Elections municipales à Saint-Denis : pour le PS, du français « simplifié » pour des français de papier…

Elections municipales à Saint-Denis : pour le PS, du français « simplifié » pour des français de papier…

Paris Vox – C’est une initiative révélatrice du changement de population opéré en Seine-Saint-Denis (comme dans beaucoup d’autres zones de l’hexagone…) que vient de prendre le candidat PS à la mairie de Saint-Denis. En effet, Mathieu Hanotin (PS) a décidé de traduire son programme en « français simplifié » pour permettre aux électeurs « ayant des difficultés en français » de saisir les grandes lignes de son projet.

Incroyable mais vrai et surtout illustrant tragiquement la réalité de pans entiers de l’IDF (et au-delà…) où le français doit être «  simplifié  » pour pouvoir être compris par des populations d’origine étrangère bénéficiant pourtant de la citoyenneté et donc du droit de vote.

L’équipe du candidat socialiste a missionné l’union des Esat (établissements de service d’aides par le travail) de l’Oise afin de traduire son programme via cette méthode qui permet de rendre les informations «  plus simples au plus grand nombre  » en les transcrivant en un français appauvri sensé être «  facile à lire et à comprendre  ».

Mathieu Hanotin justifie ce choix en affirmant  : « Il m’arrive régulièrement sur les marchés que certaines personnes refusent les tracts et me disent : Je ne sais pas lire. »,

Le résultat de cette opération peut faire sourire ou pleurer, en fonction de son caractère. On trouve ainsi dans le texte simplifié une longue suite de lieux commune et de phrases niaises du genre  : «  respecter la nature et les habitants,  » «  améliorer le circulation dans la ville  », «  les quais de Seine vont être plus beaux  », « Sanctionner les habitants qui abîment la ville », « garder des magasins proches des habitants, avec de bons produits »

Si l’équipe du candidat socialiste reconnaît un certain «  manque de précision et de subtilité  », elle assume son choix et affirme qu’il s’inscrit dans sa volonté de gérer une ville «  100 % inclusive  ».

Voilà donc à quel niveau est tombée la démocratie dans les cités franciliennes de l’immigration où le français n’est peu à peu plus la langue majoritairement maîtrisée.

La méthode d’écriture en français « facile à lire et à comprendre » (Falc) a été élaborée au début des années 200 et portée en France par l’Unapei, la fédération d’associations de défense des intérêts des personnes handicapées mentales.

A moins qu’il y a ait à Saint-Denis une proportion particulièrement importante de « personnes en situation de handicap » , c’est bel et bien le changement de population qui justifie la nécessité de traduire un programme politique dans un français appauvri et simpliste.