Liam Gallagher au Zénith !

Liam Gallagher au Zénith !

Paris Vox – Vendredi dernier (21/02), Liam Gallagher a rempli le Zénith de Paris. Lui que tout le monde prenait pour mort après le départ de son frère de leur groupe Oasis il y a 10 ans !

Il faut dire qu’après quelques années de disette et une tentative un peu trop hâtive et du coup avortée avec les « Beady Eye », Liam Gallagher semblait avoir beaucoup de mal à se remettre.

Entre les unes des tabloïds avides de scandales, ses séparations, ses enfants plus ou moins cachés puis retrouvés, et surtout une longue traversée du désert sans savoir quoi faire, plus personne ne pariait sur lui.

Ex-trublion du rock’n roll connu pour ses frasques et ses certitudes arrogantes, il devait se sentir bien pauvre et bien seul alors que son frère continuait de tourner avec ses « High Flying Birds », se lançant même dans de la soupe expérimentale devenant, album après album, aussi insipide que de la vulgaire musique d’ascenseur.

Mais voilà, vint enfin la période de résurrection, fin 2017, avec la sortie d’un premier opus fort prometteur, « As You Were ».

Salué par la critique, validé par les fans d’Oasis et engendrant une première tournée à fort succès, ce premier album soli fit même l’objet d’un documentaire sur grand écran en Angleterre.

Puis fin 2019 vit la sortie du deuxième album : « Why Me, Why Not ? ».

Là aussi, l’album se vend comme des petits pains, et devient même la plus forte de vente de vinyle au Royaume Uni.

Il faut dire que cet album s’inscrit parfaitement dans la lignée des grands albums d’Oasis.

Tout en restant l’authentique rock-star qu’il était dans les années 90 et 2000, Liam Gallagher, malin, ne s’est jamais prétendu autre chose.

Il n’a jamais commis l’erreur de s’aventurer sur des terrains glissants comme la politique ou des considérations philosophiques qui le dépassent.

Pas de leçon de morale, pas de leçon tout court : du bon rock, juste comme on aime, avec une dégaine assurée et un talent certain.

C’est ainsi donc que vendredi dernier, il a enflammé le Zénith en mêlant méthodiquement ses nouveaux succès à des classiques d’Oasis.

Pardi, on a été servi. Pour la dernière date de sa tournée européenne, il nous a régalé.

S’il a convié son fils ainé à le rejoindre sur scène pour quelques prestations à la batterie et aux percussions (les affaires de famille, ce n’est guère une surprise chez les Gallagher !), il a surtout invité Bonehead, membre fondateur d’Oasis, et guitariste jusqu’à leur 4ème album.

Une heure trente de concert, 18 morceaux cultes avec 2 généreux rappels…

Quelle soirée !

De quoi enchanter le public friand de bon rock britannique et orphelin de ce groupe qui remplissait des stades et des festivals il y a 10 ans.

Certains espèrent la réconciliation des deux frangins et l’éventuelle re-formation d’Oasis. Pourquoi pas ?

En attendant, le concert de vendredi dernier a prouvé qu’elle n’était pas forcément nécessaire.

Le petit frère fait bien le taf et sait donner à son public ce qu’il attend de lui.

Sans arrogance, mais avec une belle confiance en lui.

Cela étonnera peut-être ses détracteurs, mais qu’à cela ne tienne. Les fans comprendront !

Setlist :

Rock’Roll Star

Halo

Shockwave

Wall Of Glass

Be Still

For what it’s worth

Morning Glory

Columbia

Stand by Me

Once

The River

Gas Panic

Live Forever

Rappel 1 :

Acquiesce

Roll with it

Supersonic

Champagne Supernova

Rappel 2 :

Wonderwall

Cigarettes and alcohol