« Les Galeries Lafayette passent au vert », vraiment ?

« Les Galeries Lafayette passent au vert », vraiment ?

Paris Vox – Les nouvelles publicités affichées par les Galeries Lafayette peuvent laisser perplexes. Elles soulèvent en effet quelques questions sur le fameux passage « au vert » proclamé par l’enseigne.

Des abribus et des métros arborent une publicité pour les Galeries Lafayette. Ces encarts se veulent sobres, le fond est blanc et les caractères imprimés en vert. Vous les avez sans doute déjà vu.

Les anglais et les adeptes du globish diraient que ces publicités sont du « greenwashing ». On pourra préférer le qualificatif de « Tartuffe » cher à Molière. 

Que trouve t-on aux Galeries Lafayette ?

  • Des vêtements
  • De la vaisselle
  • Des objets décoratifs
  • Diverses autres choses (maroquinerie, parfums…)

Les objets précités peuvent être durables mais c’est de moins en moins le cas… A l’instar de nombreuses éléments de nos existences ,ces produits sont devenus des consommables et l’intérêt de l’enseigne est justement qu’ils soient le plus « consommés » possibles, que leur « durée de vie » soit la plus courte et leur remplacement le plus rapide. Ce système est grandement promu par « la mode. Avec chaque saison arrive son lot de nouvelles tendances. Tant pis si les vêtements d’hier sont encore mettables, parfois quasi-neufs, ils ne se mettent plus car ils ne sont plus en phase avec les codes stylistiques.

L’offre éco responsable des Galeries

Pour une mode responsable les galeries Lafayette proposent notamment : 

  • du coton bio
  • du made in France
  • des matières recyclées
  • le délavage durable du denim
  • des cosmétiques naturels
  • le tannage végétal

Sur le papier c’est intéressant. Lorsque l’on creuse un peu, on apprend par contre que seront considérés comme Made in France des produits dont 50 % de la valeur est cré » en France. On a connu plus restrictif. Il en va de même pour les produits recyclés avec le même ratio…

Pour le délavage des denim : le critère retient que la procédure devra utiliser « moins d’eau, d’énergie et de produits chimiques ». Mais « moins » par rapport à quoi ? Aucune donnée chiffrée n’est avancée, le seul critère du « moins » est retenu. Ici aussi on a connu plus restrictif.

Dans le fond, les critères semblent assez souples. Même s’ils dénotent d’une volonté de mieux consommer, cela ne change rien au fond du problème. L’opération semble purement mercatique. L’objectif est de continuer à prospérer sous couvert de développement durable désormais… ou l’écologie affichée, nouveau moteur de la consommation.