Les « occupations temporaires » à Paris : les squats modernes tolérés par la Mairie

Les « occupations temporaires » à Paris : les squats modernes tolérés par la Mairie

Paris Vox – Voilà un événement qui devrait faire date pour la ville de Paris. Le 26 août dernier, la Municipalité et une quinzaine de partenaires publics et privés ont signé, ensemble, une charte visant à favoriser l’émergence « d’occupations temporaires ».

En effet, de nombreux bâtiments parisiens et franciliens sont actuellement à l’abandon, laissés de côté par un propriétaire peu regardant (voire la mairie) et en attente d’un repreneur. L’objectif est alors de permettre à des associations d’occuper légalement ces endroits en attendant leur transformation, ce que certains « experts » ont appelé de l’urbanisme transitoire.

Strictement encadré et autorisé par les autorités municipales, ce qui les différencie du squat, ces occupations temporaires permettent de faire éclore, sur un même endroit, légèrement délaissé, des structures d’hébergement (de migrants certainement), des start-up, des associations ou des collectifs culturels.

Certains de ces projets ont déjà pris corps. Dans le 14ème arrondissement, sur l’ancien site de l’hôpital Saint Vincent de Paul (qui doit être transformé un jour en éco-quartier), de nombreuses associations se sont installées et y déploient ce que l’époque moderne fait de plus ‘tendance’  : espace bien-être, agriculture urbaine et biologique, cours de dessins, concerts gratuits, projections de film en plein air et encore hébergement d’urgence. Une façon de « recycler les bâtiments » comme l’annonce Plateau Urbain, l’organisme à l’initiative de cette occupation temporaire baptisée Les Grands Voisins.

Un organisme qui paye ses impôts locaux, réduisant à néant le peu d’aspect subversif qu’il restait à cette initiative.

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