Adidas 10K Paris : fait !

Adidas 10K Paris : fait !

Paris Vox (Tribunes) – Comment le veut le dicton  : «jamais deux sans trois». Étant devenu un coureur aguerri après avoir participé à des courses organisées sur des distances de 10 Km et fin avril 2019 au semi-marathon de Nantes, je me décide à assurer ma présence pour la troisième année de suite à la course Adidas 10 K Paris (qui fut appelée « 10 km de l’Equipe » jusqu’en 2017).

Adidas 10K Paris, qu’est ce que sait ?

Cette course est rappelons-le  :

  • Du plus grand 10km de France
  • D’un 10km 100 % parisien
  • D’un 10km festif et estival
  • De la possibilité de courir seul, à deux ou en équipe de 4 coureurs

Tout comme l’année précédente, il s’agit également d’une opportunité de défendre les couleurs son propre quartier parisien tel qu’Auteuil, Champs Elysées, Batignolles, Pigalle, la Villette, République, Pipcus, Italie, Denfert, Bir Hakeim, Sentier, Odéon, Bastille et Grand Paris. Je finis par opter pour ce dernier.

Puis, en m’inscrivant à cette course, mes motivations restent identiques à celles que j’ai ressenties au cours de mes précédentes expériences  : pouvoir participer à une course dont la distance reste dans mes cordes et surtout avoir l’opportunité d’arpenter de nouveau le bitume de notre belle capitale.

Le parcours a été légèrement modifié par rapport à la course de l’année précédente. Le plaisir ne le sera pas pour autant dans la mesure où je serais amené à courir près de beaux monuments et de beaux lieux de notre chère capitale à savoir la Madeleine, l’Opéra, le Jardin des Tuileries, la pyramide du Louvre, les quais de Seine avec au passage le Grand Palais, (clou du spectacle) la Tour Eiffel et pour finir les Invalides.

Ma préparation

Etant aguerri à la pratique de la course à pied, il ne m’a pas été nécessaire d’organiser une préparation intensive.

Puis, vient le moment où je me décide à finaliser mon inscription à cette compétition (par le biais du site de la Course).

Comme l’année précédente, je constate qu’il y a plusieurs sas de départ qui sont variables entre moins de 43 minutes de temps de parcours prévisionnel pour les coureurs les plus expérimentés jusqu’à 1h05 et plus.

M’étant inscrit dans le sas de 51 minutes un an avant, je décide d’opter pour le même sas. J-7 avant l’échéance, je m’entraîne une dernière fois sur une distance de 7,5 Km. Le résultat reste encourageant (durée  : 39 minutes 28 soit 11,4 Km/h).

Puis c’est la misère, je ressens des douleurs au niveau de la jambe gauche. C’est là que je me pose la question sur ma participation sur la course qui risque peut être d’être compromise.

Les jours qui suivent, malgré les conditions climatiques qui ne sont pas favorables et préférant laisser ma jambe au repos, il me semble plus raisonnable de faire l’impasse sur un nouvel entraînement à l’aube de la course.

J-2 avant le départ de la Course, je me rends aux Invalides afin de venir chercher mon dossard en fin de journée sur les coups de 18H30 soit une demi-heure avant la fermeture.

Puis surprise  : je m’aperçois que c’est la cohue et la plupart des participants ont opté tout comme moi pour la team «Grand Paris». Je dois prendre mon mal en patience en me rendant dans la queue de cette team. Force est de constater que les autres équipes n’ont pas remporté le même succès.

Après présentation de ma pièce d’identité et de ma convocation, je me retrouve avec mon dossard en poche et un polo noir estampillé 10K Paris 2019 (qui n’a pas trop changé depuis l’année précédente). Il m’aura fallu plus d’une demi-heure pour récupérer mon matériel.

Je ressens une véritable déception au niveau de l’organisation (qui a bien changée par rapport l’année dernière). J’espère qu’il ne s’agit pas d’un mauvais présage.

Ensuite, compte tenu des conditions climatiques des jours précédents, je reste assez pessimiste sur le déroulement de la course. J’espère une seule chose  : qu’il ne pleuve pas.

Arrivée sur place

En ce dimanche 11 juin 2018, après une bonne nuit bien reposante, je me lève (en mettant un terme aux grasses matinées dominicales habituelles) en sentant hélas une douleur qui survient de nouveau plusieurs jours après au niveau de ma jambe gauche. Avant mon départ, je m’interroge si je renonce finalement à ma participation. Je ne tergiverse pas longtemps et je me décide d’un pas déterminé à me rendre Place de la Concorde sur la ligne de départ de la course. J’apporte le strict minimum (mon pass navigo, un peu de sous et mes clés dans ma poche arrière) afin de ne pas perdre mon temps à poser mes affaires à la consigne. J’emprunte la ligne 1 du métro. Comme l’année précédente, la station «Concorde» est fermée exceptionnellement. Par conséquent, je m’arrête à la suivante «Tuileries». C’est la cohue à la sortie de la station. Il est à peine 9h00, j’emprunte les jardins du même nom. C’est là que je me rends compte que que je n’y avais plus mis les pieds depuis l’année précédente et dans les mêmes conditions. Je finis par être convaincu que ce jardin est réservé aux touristes comme bon nombre de lieux parisiens.

Place à la course !

Puis, il est environ 9H10, je prends place dans mon sas.

L’ambiance est bonne. Nous sommes plus de 18 000 participants (un léger succès par rapport à 2018).

Je me remémore mon double objectif qui est à la fois quantitatif (faire en sorte de réaliser un meilleur temps de parcours que l’année précédente soit 51-53 minutes sans me mettre de pression) et qualitatif (me faire plaisir et c’est le principal).

Afin de détendre l’atmosphère, je profite de l’occasion pour faire quelques étirements et les douleurs persistent. Je reste encore dubitatif à l’idée de pouvoir achever ma course et repartir avec une médaille même si celle-ci reste symbolique.

09H30 environ  : La course commence. Après avoir enclenché mon application Runtastic, je fais mes premières foulées avec une allure relativement lente afin de ne pas trop tenter le diable.

Première étape, je contourne la belle église de la Madeleine. J’ai de nouveau comme un flash-back en me remémorant de l’enterrement de notre Johnny national il y a tout juste un an et demi. Cela me donne un regain motivation.

Premier kilomètre effectué, je consulte mon application. A ma grande surprise, je m’aperçois que je l’ai parcouru en moins de 5 minutes soit 4 minutes 50. Comme tout coureur qui se respecte, c’est censé être le kilométrage le plus lent. Peut être est-ce du à une certaine euphorie intérieure. Pourtant j’avais vraiment eu l’impression d’avoir trottiné. D’un côté, je suis bleufé mais d’un autre je reste de nouveau pessimiste dans la mesure où mes douleurs ne se sont pas dissipées.

C’est alors que je me résigne à lever le pied (c’est le cas de le dire). Je longe alors le jardin des Tuileries par le biais de la Rue de Rivoli. Je passe devant la statue de Jeanne d’Arc. J’oublie de saluer la mémoire de cette dernière (honte à moi) tellement j’étais concentré à la fois par ma course et au fait que je n’arrivais vraiment pas à faire abstraction de ma douleur. Ensuite, j’emprunte l’Avenue de l’Opéra. Puis, nous faisons demi-tour non loin du Palais Garnier.

Déjà 3 Km parcourus  ! Puis, je consulte mon application et je m’aperçois de nouveau à ma grande surprise que je suis resté régulier au niveau de mon allure (4 minutes 50 le premier kilomètre, 4 minutes 56 le deuxième et 4 minutes 58 le troisième) soit un peu plus de 12 Km/heure..

Ensuite, mes douleurs se dissipent petit à petit.

D’un pas déterminé, je me dis que je ne peux pas abandonner en cours de route et ce n’est pas ma nature de baisser les bras. Je me résigne à finir la course et peu importe la durée.

Après avoir foulé l’Avenue de l’Opéra dans l’autre sens, j’arrive devant la belle pyramide du Louvre. Il s’agit du plus bel endroit de la course avec à ma gauche la pyramide, à ma droite les Tuileries et les Champs Elysées et légèrement en biais la Tour Eiffel. Contrairement à l’année dernière, je prends davantage de plaisir en profitant de ce bon moment. Puis, bizarrement la distance qui me sépare de la Tour Eiffel ne m’impacte aucunement d’un point de vue psychologique car je la sens tellement proche et je suis convaincu que dans peu de temps je vais passer à côté de cette belle dame de fer !

Ensuite, j’emprunte un bout du Quai François Mitterrand et la Rue de Rivoli.

Avant de passer le panneau 5 Km, j’accélère afin d’obtenir un temps optimal à mi-parcours (un petit moins de 26 minutes soit une moyenne de 11,65 Km/ heure).

Puis, arrive le bon moment tant attendu à savoir le ravitaillement.

Contrairement à l’année précédente, je n’arrive pas trop essoufflé. Peut-être suis-je devenu davantage résistant. Il convient de souligner que le climat était relativement moins rude que les années précédentes.

Je ne m’attarde pas trop au stand de ravitaillement (situé quelques mètres avant le panneau 6 Km). Je bois une bouteille d’eau de 50 cl presque cul sec. Puis j’en bois une deuxième un peu plus lentement. Ensuite, je ne perds pas le rythme en reprenant rapidement la course.

Je franchis la ligne de 6 Km, 5 minutes 54 secondes après avoir passé le 5ème kilomètre. Il s’agit de mon kilométrage le plus lent. De surcroît, contrairement à l’année dernière (lorsque j’avais mal vécu la traversée des tunnels sous terrain), je parviens à les parcourir sans peine.

Une fois arrivé sur le Cours Albert 1er, j’aperçois la jolie dame de fer. Comme l’an dernier, je me sens comme un aimant attiré par celle-ci. Inconsciemment, j’accélère la cadence.

Puis, j’arrive au Pont d’Iena. C’est le moment d’extase si bien que je finis par ne plus regarder devant moi et je préfère lever les yeux au ciel. Cela n’arrive pas tous les jours de courir à proximité de cette belle dame de 130 ans. Je me mets à lui lancer des baisers en la remerciant de m’avoir tant motivé !

Ensuite, je passe le 8ème kilomètre (situé sur le Quai Branly à quelques mètres de la Tour Eiffel) et confirmation le résultat est sans appel. En effet, ce kilométrage a été parcouru en l’espace d’à peine 5 minutes (il s’agit d’un des meilleurs kilométrages du parcours à part les 3 premiers). Cette dame de fer aura fait son effet.

Puis, malheureusement je ressens de nouveau des douleurs à la jambe gauche qui s’étaient pourtant dissipées. Il me reste moins de deux kilomètres et je me convaincs à finir la course. Il serait dommage d’abandonner si près du but d’autant plus que j’ai fait le plus difficile. Il ne me reste plus qu’à emprunter l’Avenue Rapp, l’Avenue de la Bourdonnais ainsi que l’Avenue de la Motte Picquet.

Enfin la dernière ligne droite, j’aperçois la ligne d’arrivée et j’en profite pour donner mon maximum mais en restant raisonnable. Une fois la ligne franchie, je ressens un véritable soulagement car je suis conscient que je n’aurais pu parcourir un kilomètre supplémentaire.

Meilleur temps malgré ma blessure !

Puis quelques secondes après la course, je reçois un SMS qui m’annonce mon temps de parcours. Surprise  ! Je l’ai amélioré de près de 2 minutes par rapport à l’an dernier soit moins de 52 minutes 30 (près de 11,5 Km/heure).

Je ressens une grosse satisfaction en ayant atteint tous mes objectifs fixés précédemment et de surcroît de n’avoir rien lâché. Puis arrive le meilleur moment  : la remise de ma médaille (qui paraît moins belle que l’année dernière). Cela reste secondaire car ce qui m’importe avant tout c’est d’avoir fait preuve de persévérance malgré mon handicap.

Le stand ravitaillement est à nouveau le bienvenu. Je fais le plein d’énergies avec bananes, eaux…Ensuite, je fais un tour au village. Je profite de l’occasion pour me faire photographier sur un podium. Puis, après une bonne semaine de sevrage, je m’arrête au stand de bière pour déguster une bonne pinte de blonde. Qu’est ce qu’elle fait du bien après une course  ! ! !

Une fois arrivé chez moi, je vois apparaître mon temps officiel de parcours (qui reste similaire par rapport à celui qui apparaît sur mon SMS).

Puis, je profite de l’occasion pour consulter les résultats de certains sportifs de haut niveau ayant pris part à cette course à savoir les frères Fourcade Martin et Simon (champions du monde et olympique en biathlon), la nageuse Coralie Balmy (médaille de bronze aux JO de Londres), le handballeur Melvyn Richardson (fils de l’ancien capitaine de l’équipe de France de Handball), l’ancien athlète Stéphane Diagana (détenteur du record d’Europe du 400 mètres haies) ainsi que la judoka Gevrise Emane (médaille de bronze aux JO de Londres)

Puis, ma fierté est décuplée dans la mesure où je constate que j’ai réalisé un meilleur temps que l’ensemble desdits sportifs de haut niveau à l’exception des frères Fourcade. J’ai réalisé mon parcours une minute de moins qu’un certain Stéphane Diagana. Il convient de relativiser dans la mesure où je ne suis pas certain d’arriver à sa hauteur aux 400 mètres haies. 

Mon prochain objectif  : participer au marathon de Paris le 5 avril 2020 (en espérant avoir l’opportunité de rédiger un nouveau compte-rendu pour Paris Vox) !

Xavier

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