Plongée dans l’Adidas 10 Km de Paris

Plongée dans l’Adidas 10 Km de Paris

Paris Vox (Tribune) – Après avoir participé à de nombreuses courses organisées (10 Km de l’équipe, Odyssea…), je me décide d’en faire autant concernant la nouvelle course nommée Adidas 10 Km Paris (qui fut appelée jadis 10 Km de l’Equipe).

Le principe est le même à savoir qu’il s’agit :

  • Du plus important 10km de France
  • D’un 10km 100 % parisien
  • D’un 10km festif et estival
  • De la possibilité de courir seul, à deux ou en équipe de 4 coureurs

Il s’agit également d’une opportunité de défendre les couleurs son propre quartier parisien tel qu’Auteuil, Champs Elysées, Batignolles, Pigalle, la Villette, République, Pipcus, Italie, Denfert, Bir Hakeim, Sentier, Odéon, Bastille et Grand Paris.

Puis, en m’inscrivant à cette course, mes motivations restent les mêmes que celles que j’ai ressenties au cours de mes précédentes expériences : pouvoir participer à une course dont la distance reste dans mes cordes et surtout avoir l’opportunité d’arpenter les rues de notre belle capitale.

Le parcours a été légèrement modifié par rapport à la course des 10 Km de l’Equipe de l’année précédente. Le plaisir ne le sera pas pour autant dans la mesure où je serais amené à courir près de beaux monuments et de beaux lieux de notre chère capitale à savoir la Madeleine, l’Opéra, le Jardin des Tuileries, la pyramide du Louvre, la place de Chatelet, les quais de Seine et cerise sur le gâteau… la Tour Eiffel.

Afin de préparer ce rendez-vous dans de bonnes conditions, je me fixe des programmes d’entraînement en effectuant des séances assez régulières (2 fois par semaine sur des distances oscillant 7 km et 8 km) dans la forêt près de mon domicile. Cette préparation a été mise en place environ 2 mois avant l’échéance.

Puis, vient le moment où je me décide à m’inscrire à cette compétition (par le biais du site de la Course).

Comme l’année précédente, je constate qu’il y a plusieurs sas de départ qui sont variables entre moins de 43 minutes de temps de parcours prévisionnel pour les profils les plus aguerris jusqu’à 1h05 et plus.

M’étant inscrit dans le sas de 54 minutes un an avant, afin de me motiver davantage, je décide d’opter pour celui de 51 minutes avec mon camarade de course. Le challenge reste de taille.

J-4 avant l’échéance, je m’entraîne une dernière fois sur une distance de 7,5 Km. Le résultat reste encourageant (durée : 40 minutes 41 soit 11,1 Km/h). J’ai mes raisons de rester confiant pour ma course. J’ai su rester régulier au cours de mes derniers entraînements.

J-3 avant le départ de la Course, je me rends à Châtelet afin de venir chercher mon dossard.

Après présentation de ma pièce d’identité, de ma convocation et de mon certificat médical, je me retrouve avec mon dossard en poche et un polo noir estampillé 10K Paris.

Puis, en ce dimanche 10 juin 2018, après une bonne nuit bien reposante, je me rends Place de la Concorde sur la ligne de départ de la course. J’apporte le strict minimum (mon pass navigo et mes clés dans ma poche arrière) afin de ne pas perdre mon temps à poser mes affaires à la consigne. J’emprunte la ligne 1 du métro. Nous apprenons que la station « Concorde » est fermée exceptionnellement. Par conséquent, je m’arrête à la station suivante « Tuileries ». C’est la cohue à la sortie de la station. Il est environ 9h30-9h40, j’emprunte les jardins du même nom. C’est là que je me rends compte que cela faisait longtemps que je n’y avais plus mis les pieds (serait-ce réservé aux touristes comme bon nombre de lieux parisiens ?).

Certains en profitent pour s’échauffer.

Puis, il est environ 9H50-10H00 que je prends place dans mon sas en attendant mon camarade de courses (qui est venu avec sa voiture et qui a profité de l’occasion pour se garer non loin de la ligne d’arrivée).

L’ambiance est bonne. Nous sommes plus de 17000 participants.

Je me remémore mon double objectif qui est à la fois quantitatif (faire en sorte de réaliser un meilleur temps de parcours que l’année précédente à savoir moins de 55 minutes sans me mettre de pression) et qualitatif (me faire plaisir et c’est le principal).

Afin de détendre l’atmosphère, je profite de l’occasion pour faire quelques étirements.

Puis, à quel le monde est petit, une personne vient m’interpeller dans mon sas. Il s’agissait d’un camarade connu lors de mes années lycées qui participait également à la course par le biais de sa société. Le départ est prévu pour 10H20. Je m’aperçois que mon camarade de course n’est toujours pas arrivé. Celui-ci était happé  par la foule de participants qui cherchaient à rejoindre le sas de départ. Je finis par le retrouver.

10H30 environ : La course commence. Après avoir enclenché mon application Runtastic, je ressens comme à chaque course une bonne montée d’adrénaline de pouvoir partager ce moment avec d’autres coureurs et de pouvoir fouler les larges avenues parisiennes avec l’absence de voitures.

Première étape, je contourne la belle église de la Madeleine.

J’ai comme un flash-back en me remémorant de l’enterrement de l’idole de tous les français que l’on ne présente plus. Cela me donne de la motivation.

Puis, je longe les jardins des Tuileries par le biais de la Rue de Rivoli. Je passe devant la statue de Jeanne d’Arc. Je profite de l’occasion pour saluer sa mémoire. Cela amplifie ma motivation. Puis avant d’emprunter l’Avenue de l’Opéra, je me rends compte que j’ai déjà parcouru 2 Km. Ensuite, en consultant mon application, je m’aperçois que je l’ai fait en moins de 10 minutes (9 minutes 31). Cela représente un peu plus de 12 km/h. Je constate que la motivation a pris trop d’ampleur et cela risque de me porter préjudice pour le reste de la course. C’est là que je décide de décélérer. Mon camarade ayant des problèmes aux genoux souhaite également lever le pied.

Puis, j’arrive à l’Opéra. Je croyais que je serais amené à contourner le palais Garnier. Finalement nous faisons demi tour juste avant. Cela me gâche un peu le plaisir mais je me dis que finalement c’est un mal pour un bien. En effet, cela me rassure psychologiquement du fait de revenir sur mes pas.

Déjà 3 Km parcourus !

Puis avoir foulé l’Avenue de l’Opéra dans l’autre sens, j’arrive devant la belle pyramide du Louvre. Je suis tellement pris dans l’engouement que je finis presque par en faire abstraction.

Paradoxalement, cela reste un bel endroit (à ma gauche la pyramide, à ma droite les Tuileries et les Champs Elysées et légèrement en biais la Tour Eiffel). Je m’efforce à ne pas trop regarder cette dernière afin de me rassurer psychologiquement et ne pas trop puiser mes énergies. Puis, j’emprunte un bout du Quai François Miterrand et la Rue de Rivoli.

Avant de passer le panneau 5 Km, j’accélère afin d’obtenir un temps optimal à mi-parcours.

Puis, j’arrive place du Châtelet. Le moment tant attendu intervient à savoir le ravitaillement.

Après avoir perdu plusieurs litres sous ce cagnard parisien, c’est une véritable délivrance.

Je bois une bouteille d’eau de 50 cl presque cul sec. Puis j’en bois une deuxième un peu plus lentement. Afin d’éviter le risque de ne pas pouvoir reprendre la course, je marche à petit pas.

Puis, après m’être hydraté la tête, je reprends progressivement la course sans avoir perdu le rythme. Puis, j’emprunte la Voie Georges Pompidou, le Quai François Mitterrand et le Quai des Tuileries en passant à proximité des bouquinistes. Je ressens une nouvelle excitation et j’éprouve de la motivation à poursuivre ma route.

Celle-ci est décuplée en entendant un groupe de musique exécutant la reprise « que je t’aime ! » de l’idole des jeunes cité précédemment.

Puis, après avoir passé la place de la Concorde, je m’aperçois que j’ai parcouru 8 Km.

Je pensais à avoir fait le plus dur et que j’étais dans ma dernière ligne droite.

Ma joie a été de courte durée.

En effet, la période la plus difficile de la course intervient : plusieurs tunnels à emprunter (descentes puis montées). Je m’efforce à ne pas me décourager si près du but.

Puis, une fois arrivé sur le Cours Albert 1er, j’aperçois la jolie dame de fer. Je me sens comme un aimant attiré par celle-ci. Puis, j’emprunte l’Avenue de New York et je vois de jolies pom pom girls nous encourager. Je me dis qu’il est dommage de ne pas en avoir vu plus souvent au sein du parcours..

Ensuite, j’arrive au Pont d’Iena. La ligne d’arrivée se situe au milieu de celui-ci. Sur mes derniers mètres, je fais un sprint comme 5 km auparavant afin de donner le maximum de mes capacités.

Puis quelques secondes après la course, je reçois un SMS qui m’annonce mon temps de parcours soit moins de 54 minutes 25.Je ressens une grosse satisfaction en ayant atteint tous mes objectifs fixés précédemment. J’ai amélioré ma performance de l’année précédente en achevant la course 30 secondes plus tôt.

Puis arrive le meilleur moment : la remise de ma médaille et de surcroît à proximité de la Tour Eiffel.

Le stand ravitaillement est à nouveau le bienvenue. Je fais le plein d’énergies avec bananes, eaux…

Une fois arrivé chez moi, je vois apparaître mon temps officiel de parcours (il y avait un décalage d’une seconde par rapport à celui qui apparaît sur mon SMS).

Puis, je profite de l’occasion pour consulter les résultats de certains sportifs de haut niveau ayant pris part à cette course à savoir Gaetane Thiney (joueuse de l’équipe de France de football) et Thierry Omeyer (ancien gardien de l’équipe de France de Hand Ball). Je ressens une nouvelle fierté dans la mesure où je constate qu’ils sont arrivés moins d’une minute avant moi.

 

 

 

 

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