« Pression de dingue » : Castaner entre panique et exhibitionnisme

« Pression de dingue » : Castaner entre panique et exhibitionnisme

Paris Vox – (Tribunes) Christophe Castener révélait dans le JDD qu’Emmanuel Macron avait « mis une pression de dingue » suite aux dégradations des Champs-Elysées. Jean Ernice estime que cela traduit une forme de panique du pouvoir et une inclinaison à l’exhibitionnisme.

Christophe Castaner a révélé dans le Journal du Dimanche qu’Emmanuel Macron avait exigé des résultats à son ministre en ces termes : « ce qui est vrai, c’est qu’il nous a mis une pression de dingue ».

Panique à l’Élysée !

Cette phrase traduit la panique qui régnait au sommet de l’état après la mise à sac des Champs-Elysées par des activistes encagoulés appartenant à la mouvance autonomiste ou d’extrême gauche (sauf aux yeux d’Anne Hidalgo mais c’est une autre histoire…). Si la pression a été importante dans ce cas là, c’est suite aux dégradations inédites dans le centre de Paris. Quand une banlieue s’embrase, pas de réaction jupitérienne. Les émeutes de Grenoble n’ont pas non plus émus en haut lieu. Il faut dire que l’épicerie ou le kebab de l’air suburbaine de Grenoble ça à moins de classe que le Fouquets !

Cette « pression » traduit également l’impréparation qui avait précédé l’acte 18 ou pourtant de nombreux indicateurs signalaient un risque de dégradations accru. C’est certainement cela qui est le plus grave. Jupiter pouvait bien partir au ski, le monde n’allait pas s’écrouler, sauf que…

Exhibitionnisme politique

C’est l’autre enseignement que l’on peut tirer de la petite phrase de Castaner. La politique est définitivement entrée dans l’ère de l’image. Ce n’est pas nouveau certes, mais la médiocrité de l’action oblige à combler par toujours plus de déclarations d’intentions. L’ironie de la situation est que le ministre de l’intérieur qui se plaignait que des images de ses sorties nocturnes apparaissent dans la presse people agit de la même façon en utilisant les médias pour se mettre en scène. Il révèle les coulisses pour alimenter les mêmes besoins de tout dire, tout montrer et cela pour alimenter les gazettes. En somme, dire que l’on fait c’est déjà commencer à faire croire que l’on agit….

Jean Ernice

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