Les « pays » : Le Mantois

Les « pays » : Le Mantois

Paris Vox –  Les pays traditionnels de France sont les territoires présentant des caractères physiques et une occupation humaine homogènes. Plus de 500 « pays » sont référencés en France dont une douzaine en région parisienne. Paris Vox revient cette semaine sur  : le Mantois

Le Mantois est un pays naturel situé au nord-ouest des Yvelines, autour de Mantes-la-Jolie. Occupant la partie occidentale de l’ancien Pincerais, elle est limitrophe du Vexin français au nord, du Drouais (pays de Dreux) au sud-ouest, le pays d’Yveline au sud et le Pays de France à l’est. Le nom du pays vient de Mantes, mais le nom de la ville est d’origine incertaine. L’existence de la cité de Mantes, bien que plus ancienne surement, est démontrée sans conteste à partir du VIe siècle.

Carrefour de voies fluviales et terrestres depuis toujours, l’histoire de la région de Mantes commence réellement avec l’occupation de la zone par des légions romaines. A cette période le pays avait des temples dédiés à Cybèle, à Diane et à Minerve.

Au temps des invasions normandes, le Mantois est très régulièrement ravagé alors une motte castrale (fortification) est établie afin de défendre l’accès à la Seine et la frontière avec le Vexin normand. C’est autour de ce noyau que la ville de Mantes se développa.

L’histoire de Mantes commence réellement sous le règne de Robert le Pieux. Un château est construit sur la motte castrale et un édifice fortifié massif, la « tour de Ganne », lui fut adjointe. Sous le règne de Louis VII, la ville s’embellit. La construction de la collégiale Notre-Dame, entamée vers 1150, s’acheva vers 1510.

Le pays devient ensuite plus ou moins tranquille et son histoire est très liée à sa situation géographie entre la Normandie et Paris ainsi qu’aux jeux de cours et de pouvoir de la noblesse français.

À partir du XIXe siècle, la ville connut une expansion importante vers l’ouest et l’ouverture en 1843 de la ligne de chemin de fer entre Paris et Rouen marque le début de l’exemption de Mantes. La ligne permet aussi l’installation de nouvelles industries dans la région ce qui rend le pays attractif. Des résidences cossues commencèrent à être bâties dans les nouveaux quartiers.

Durant la seconde guerre mondiale, la ville fut massivement et aveuglement bombardée par les alliés, ce qui tua au moins 450 habitants et rasa totalement la vieille ville. En compensation de son martyr, la ville reçut une médaille (la croix de guerre).

Après la guerre, la ville est reconstruite et Mantes-la-Jolie devient une zone à urbaniser en priorité (ZUP) au début des années 1960. C’est alors le début de la construction du quartier moderne du Val Fourré en lieu et place de l’aérodrome.

N’oubliant pas ses racines païennes en plus de sa longue histoire royale, le blason de Mantes (« Parti d’azur à une demi-fleur de lys d’or et d’or au demi-chêne arraché de sinople englanté de trois glands du champ ») était souvent accompagné du distique suivant : « Mantes unit le chêne des dieux Au lys du roi sur sa bannière Ils la protègeront tous deux Car tous deux elle les révère. »

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