Booba, Kaaris, jusqu’où ira la violence dans le rap français ?

Booba, Kaaris, jusqu’où ira la violence dans le rap français ?

Paris Vox – Les rixes entre rappeurs sont de plus en plus violentes, jusqu’où ira cette escalade dans le rap français ?


Les rappeurs Kaaris et Booba font les gros titres de l’actualité suite à leur rixe dans l’aéroport d’Orly. Deux plaintes ont été déposées par Aéroport de Paris et le Duty-free pour les dégâts causés par les « artistes ». Les avocats des deux parties occupent les médias et se rejettent la faute. Cette bagarre met à jour aux yeux de certains français la facette sombre du rap.

Violence vocale et physique du rap français

Pourtant des précédents et des exemples de violences liées aux provocations du hip-hop, il y en a beaucoup…

Pour ne parler que du rap français, on peut se souvenir, en 2014, de l’expédition punitive de Rohff dans la boutique de Booba. Quelques mois auparavant Booba en venait aux mains à Miami avec le rappeur La Fouine. On pourrait ainsi faire des listes entières de ces bagarres et règlements de comptes.

Souvent, ces rixes sont le résultat de provocations musicales. Les chanteurs s’invectivent mutuellement dans leurs titres, cela se nomme le « Clash ». Ils promettent d’anéantir l’autre. Booba, l’un des plus « gros » rappeur français s’est fait un spécialiste de ce « Clash ». Établir une liste complète des rivaux de Booba serait bien long et fastidieux, tant l’originaire de Boulogne-Billancourt multiplie les antagonismes musicaux.

Les majors se frottent les mains, chaque conflit fait recette et augmente les ventes. Les politiques ne s’en mêlent qu’à minima, souhaitant éviter toute « stigmatisation ». Gérard Collomb réagissant à l’affaire d’Orly, a ainsi déclaré : « si des rappeurs, qui en plus si j’ai bien compris sont père et fils spirituels, pouvaient éviter de s’interpeller », et de « provoquer l’embouteillage de tout un aéroport, ce serait bien ». On appréciera l’extrême mesure et la légèreté de ce commentaire au regard des faits…

Attention au précédent américain…

Pour l’heure, la « guéguérre » des rappeurs français n’a pas fait de morts. Mais des paliers dans la violence sont franchis. Les États-Unis, terre mère de la musique hip-hop, sont sources d’inspiration pour les rappeurs hexagonaux. Et de l’autre côté de l’atlantique, les doigts des deux mains ne suffisent plus à compter le nombre de rappeurs tués. Tupac Shakur, tué en 1996, ou The Notorious B.I.G., tué en 1997, ont toujours suscité des fantasmes et des interrogations. Si certains avancent que leurs assassinats ont été perpétrés par la pègre d’autres voient les choses différemment et évoquent un règlement de comptes interne au rap.

Plus de 20 ans après leurs morts respectives, on ne sait toujours pas la raison réelle de leurs morts. Les deux artistes étaient en « guerre » artistique. De multiples incidents avaient eu lieu, puis ils ont été tués l’un et l’autre à six mois d’intervalles. Certains avancent que la mort de l’un et l’autre est lié à ce conflit, cela forge désormais une légende autour des deux hommes.

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