1er mai : à qui profitent les incidents ?

1er mai : à qui profitent les incidents ?

Paris Vox – Retour sur les incidents du cortège du 1er mai


Un gauche unifiée

Le cortège du 1er mai était unitaire pour la gauche radicale et les syndicats. Cela est assez rare pour être souligné. La fameuse convergence des luttes vendue par une part des forces contestataires du pays semblait donc se matérialiser ce mardi.

En fait, on peut dire qu’une belle partie du “fameux” peuple de gauche qui a voté Macron sans trop sourciller l’an passé était aujourd’hui dans la rue contre le Monarque républicain. Les banderoles et les appels à manifester étaient clairs, les syndicats voulaient battre le pavé contre les lois “scélérates” pourtant annoncées déjà il y a un an lors de la campagne…

1200 personnes masquées

Au milieu des manifestants dont beaucoup ont des intentions légitimes et sincères, se sont rapidement rassemblés des manifestants cagoulés sur le modèle “black blocks”. Ainsi, le pouvoir annonçait la présence de 1200 personnes masquées au sein du cortège. Celles-ci, décidées à en découdre, ont commis de nombreuses dégradations et ont notamment entièrement saccagé un “restaurant” McDonald à la gare d’Austerlitz.


 Aussi deux questions peuvent se poser légitimement :
  • a t-on laissé faire les exactions ?
  • a qui profite le crime ?

Pour la première question, on ne peut rien prouver. On peut simplement s’interroger sur les moyens mis en œuvre pour stopper des individus identifiés par la préfecture et se déplaçant en nombre si important, tout de noir vêtu. Le risque de débordements était bien connu par les autorités. A priori rien n’a été fait pour les empêcher… Ainsi, dès la fin de la matinée lors du rassemblement des anarchistes, place des Lilas, on pouvait lire sur Internet qu’aucun contrôle ou fouille policière n’était mis en place. Pourtant, ce communiqué de la Préfecture de Paris atteste de la pleine conscience des risques de débordements la veille du cortège.
Peut-être que le Préfet était plus inquiété par la menace “d’ultra- droite” que Libération pointait encore comiquement du doigt la semaine dernière dans ses colonnes comme le véritable danger pour le pays ? D’ailleurs les lunettes magiques de Jean Luc Mélenchon attribuait les violences du jour à l’extrême droite.

1er mai

Pour la seconde question, on peut dire qu’il y a un bénéficiaire à court terme qui est le gouvernement. Le mouvement social risque de se voir discréditer, et l’on risque de parler plus des vitrines brisées que des motifs de la contestation. A long terme, en revanche, cela peut éventuellement souder les manifestants entre eux et créer un front de contestation violent plus large si les manifestations “démocratiques” n’aboutissent à rien…