Feu vert du Parlement à la « loi olympique »

Feu vert du Parlement à la « loi olympique »

Paris Vox – Déjà engagé par le contrat « ville hôte » définissant les engagements envers le CIO, qui finance les Jeux à hauteur de 1,4 milliard d’euros, le Sénat vient d’adopter le projet de loi olympique qui lie définitivement les organisateurs des JO 2024 au Comité.


« Notre ambition n’est pas simplement d’organiser les Jeux mais aussi de les réussir », a déclaré Laura Flessel, ministre des Sport.

La loi permet désormais, entre autres, de commencer les négociations avec les sponsors, quitte à inquiéter les défenseurs du patrimoine, et prévoit des dérogations pour accélérer les travaux jusqu’aux Jeux d’été.

La loi comprend aussi un volet « éthique et transparence » que Marc-André Feffer, président de Transparency International France, espère suffisant pour « tourner la page des scandales et des soupçons de corruption qui ont entaché l’image des JO ».

Une série de vœux pieux qui suit  la révélation des inquiétudes pointées par un rapport d’experts concernant les sites de Paris-2024 et sur lequel même la ministre s’est sentie obligée de revenir face aux sénateurs, assurant que délais et budgets seraient tenus.

« Dans le passé, a relevé l’ancienne championne olympique d’escrime, des dérives ont écorné l’image des Jeux. Nous n’en voulons pas. Un rapport sur d’éventuelles dérives financières sera publié en avril », a-t-elle annoncé. « Nous prendrons toutes les mesures pour les prévenir ».

Dans un rapport intermédiaire, des experts de l’Inspection générale des finances (IGF), des Sports (Igjs) et de l’Environnement (Cgedd) ont en effet  évoqué « de réels risques à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants ». Et d’ajouter que des « arbitrages difficiles » sont nécessaires, qui pourraient remettre en cause « des engagements formels pris avec certaines communes ».

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