Pour le ministre des transports, Aéroports de Paris est un « actif stratégique »

Pour le ministre des transports, Aéroports de Paris est un « actif stratégique »

Paris Vox – Ce dimanche, le ministre des Transports Elisabeth Borne a déclaré qu’Aéroports de Paris était un actif stratégique et que toute décision concernant la cession d’une partie du capital possédé par l’Etat dans cette entreprise sera prise à cette aune-là.


Interrogée lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI, Elisabeth Borne a réaffirmé qu’aucune décision sur le retrait de l’État dans les parts d’Aéroports de Paris n’avait été n’avait été prise à ce stade.

Je n’ai pas entendu qu’on ait annoncé la privatisation d’ADP”, a-t-elle expliqué. “Le gouvernement a annoncé qu’il réfléchissait à des cessions de participations pour (…) financer l’innovation dont notre économie a besoin.”

Ensuite, on regarde au cas par cas”, a-t-elle ajouté. “C’est un actif vraiment stratégique pour les connexions entre la France et le reste de la planète. Donc, de toute façon, ça ne peut se faire que par la loi.

Le contrôle d’ADP, sa régulation, le fait que les investissements dont on a besoin soient réalisés, c’est distinct de la propriété du capital mais la décision n’est pas prise.

Elisabeth Borne a assuré que le rôle stratégique d’ADP, dont l’Etat est aujourd’hui majoritaire dans ADP avec 50,63 % du capital, serait préservé.

ADP construit, aménage et exploite les plateformes aéroportuaires de la région parisienne. Priée de dire si le gouvernement tenait à ce qu’ADP reste français en cas de cession d’une partie du capital détenu par l’Etat, elle a simplement répété :“C’est un actif stratégique.

Le décret promulgué le 14 mai 2014 par le ministre de l’Economie d’alors, le socialiste Arnaud Montebourg, a étendu la notion d’actifs stratégiques aux domaines de l’eau, de la santé, de l’énergie, des transports et des télécommunications et dans ces domaines, les investissements étrangers sont soumis à autorisation des pouvoirs publics.

Vinci s’est notamment dit intéressé par une montée au capital d’ADP mais Elisabeth Borne a souligné que d’autres groupes pouvaient être intéressés, sans les nommer.

Ce débat intervient alors que 49,99 % des parts de la plate-forme aéroportuaire toulousaine ont été cédées en 2015 à Casil Europe, actionnaire privé issu du consortium chinois Symbiose, pour 308 millions d’euros et validé par le ministre de l’Economie d’alors, Emmanuel Macron.

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