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Le comparatisme, ce cancer relativiste.

Le comparatisme, ce cancer relativiste.

Paris Vox (Tribunes) – Avec la rentrée, c’est le retour de la retranscription écrite des chroniques d’Arnaud de Robert sur Radio Libertés, désormais hebdomadaires. Aujourd’hui, Arnaud de Robert se penche sur le fléau du “comparatisme”.


L’attentat sanglant de Marseille et l’ouverture du procès du frère de Mohamed Merah auront été à bien des égards les révélateurs de l’état de pourrissement de notre société. Bien sûr, il y a d’abord l’absence toujours effarante, mais hélas pas surprenante, de réaction populaire. Il y a également le sempiternel et sirupeux message d’amour et de paix prononcé lors des obsèques. Il y a enfin l’absence remarquée mais pas surprenante non plus de représentants de l’Etat à l’enterrement des deux jeunes filles. Du côté d’Abdelkader Merah, on retrouve l’absence de repentir comme de toute forme de culpabilité. Et l’on apprend incidemment que la mère de l’effrayante fratrie Merah, toute voilée et soumise, a reçu un logement social en attribution prioritaire à Tremblay en France après la mort de son fils. Pour services rendus à la Nation sans doute …

Ce spectre déjà délétère forme en quelque sorte le lot désormais habituel de ces situations, l’étouffante platitude du renoncement généralisé. Mais il est un phénomène nouveau et en pleine expansion qui vient s’ajouter à ce funeste tableau, en une forme de nausée ultime. Et ce phénomène nous l’appellerons le comparatisme. On le voit de plus en plus souvent roder autour des évènements qui endeuillent notre pays.

On apprend incidemment que la mère de l’effrayante fratrie Merah, toute voilée et soumise, a reçu un logement social en attribution prioritaire à Tremblay en France après la mort de son fils. Pour services rendus à la Nation sans doute …

Exemple : dès le jour même de l’attentat de Marseille, nous avions droit à un Tweet abominable de Sonia Nour, collaboratrice du maire communiste de la Courneuve, Gilles Poux. Cette pasionaria islamo-gauchiste avait appelé l’égorgeur de la gare Saint-Charles un « martyr » pour déclarer ensuite que la mort de ces deux jeunes femmes n’était pas grand-chose comparée aux violences quotidiennes que le patriarcat fait subir aux femmes (comprendre l’affreuse domination du mâle blanc). On a ensuite eu droit au venin de la députée de la France Soumise Obono déclarant en substance que le tueur de Marseille aurait tout aussi bien pu provenir de la Manif Pour Tous ou d’une église catho tradi. Mais ce qui, je crois, atteint des sommets, c’est cet article tout bonnement ahurissant d’un historien plumitif estampillé CNRS – au sein duquel il est tout simplement directeur de recherche, rien que ça – paru dans libération jeudi dernier. Nicolas Mariot, puisque c’est le nom de cet auguste abruti, a osé comparer la trajectoire de radicalisation de Mohamed Merah avec le patriotisme d’un Poilu de 14 mort pour la France pendant la Première Guerre Mondiale. Abjecte comparaison très révélatrice de notre époque. Acte sciemment criminel puisque cet historien tout officiel du CNRS enfreint la sacro-sainte règle de sa discipline, à savoir que l’on ne peut comparer les hommes, les contextes et les époques sans les travestir. Acte probablement très égoïste, monté pour faire le « buzz » afin de faire augmenter les ventes de son dernier bouquin. Acte de ressentiment et de haine d’une certaine idée de la France enfin. Comme Obono, comme Nour, Mariot est un représentant de cette gauche militante, l’indigénisme en moins (et encore, en cherchant bien …). Cette gauche, faute de plaire, trimballe son malaise de la France et tente de l’exprimer, pardon de l’éructer le plus souvent possible. Cette gauche, qui a préféré intégrer des islamo-gauchistes, des indigénistes allogènes plutôt que des ouvriers français, est asservie et soumise à tous les relativismes, les comparatismes, les réécritures de l’Histoire, de l’économie ou des migrations. Pour continuer à exister sans programmes ni solutions elle doit provoquer. C’est la fuite en avant, c’est le saut dans l’absurde, l’abject, l’insulte à la mémoire nationale, au sacrifice de nos pères. Le pire étant probablement que cette gauche puisse faire tout cela sans recevoir les corrections qu’elle mérite. Combien de temps allons-nous laisser les Mariot, les Obono, les Nour et autre Bouteldja vomir ce pays, notre patrie ? Question dont la réponse nous éclairera grandement sur la vitalité de notre peuple