Manifestation du 10 octobre : mobilisation en demi-teinte

Manifestation du 10 octobre : mobilisation en demi-teinte

Paris Vox – Hier, mardi 10 octobre, c’était la journée de mobilisation des fonctionnaires contre les ordonnances Macron.


Ce 10 octobre marquait une nouvelle étape dans la contestation des ordonnances Macron. Le cortège de manifestants du public faisait front commun “privé – public”.

La préfecture de police estime que 26 000 personnes ont pris part au cortège dans les rues de Paris.

Plusieurs syndicats appellaient à un défilé unitaire transprofessionel.

Malgré cette union la mobilisation n’aura certainement pas été à la hauteur des espérances syndicales.

Si l’on juge ce mouvement à l’aune des désagréments vécus par les usagers, le bilan est maigre côté syndicat.

Concrètement, le service de ramassage des ordures ménagères a été bloqué dans environ la moitié des arrondissements de la capitale. Les transports franciliens roulaient presque normalement et on était loin du chaos parfois connu. Certaines crèches et écoles avaient également porte close.

La manifestation se tenait de la place de la République à la place de la Nation. Si le cortège a progressé dans le calme, 200 personnes encagoulées ont menés différentes exactions. Selon la préfecture de police de Paris : “200 éléments à risque, vêtus de noir et cagoulé,s étaient rassemblés en amont du cortège. Très vite ils se sont livrés à plusieurs dégradations de mobilier urbain et à des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre
A 15h45 au 26 bis avenue Daumesnil des individus masqués et violents se sont introduits dans une agence bancaire après avoir brisé sa vitrine. A 16h10 de nouvelles dégradations, au niveau d’une autre agence bancaire sise au 39 boulevard Diderot, nécessitaient l’intervention des forces de l’ordre qui procédaient à plusieurs interpellations Dans le même temps les vitres d’une autre agence bancaire ont été dégradées”

La manifestation s’est ensuite déroulée sans heurts après la mise à l’écart et l’interpellation d’une partie de ces éléments.

Plusieurs lycées parisiens étaient bloqués. Si la plupart des blocages étaient pacifiques, certains ont mal tourné. C’est le cas au lycée Voltaire (Paris 11eme) ou des poubelles et la porte d’entrée de l’établissement ont été incendiées.

Valérie Pécresse, la présidente de région, a indiqué regretter les blocages tout en précisant que la “Région Ile-de-France portera plainte contre les auteurs des dégradations, comme elle le fait systématiquement en cas d’atteintes aux personnes ou de dégradations matérielles.”

 


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