Concert des « Insus » au Stade de France : choses vues

Concert des « Insus » au Stade de France : choses vues

Paris Vox (Reportage) – Alors voilà, j’y étais ! Téléphone (pardon, les Insus) au Stade de France. N’en déplaise à mes amis mélomanes, super-calés en musique underground, fuyant la variété comme la peste, à la limite de la prétention parce que « à eux, on ne la fait pas » : c’était top !


Sur une mise en scène simple mais de bon goût, les 3 protagonistes de la formation initiale, solidement renforcés par un excellent bassiste qui a su se montrer aussi bon que discret, ont enchaîné les titres phares de notre adolescence.

On sait que Corine, la bassiste originale de ce groupe populaire, est en froid avec ses anciens collègues. Elle n’a donc pas eu le droit de rejoindre le groupe. Mais qu’à cela ne tienne, à la vie comme à la scène, les absents ont toujours tort.

Les Insus (puisque c’est désormais comme ça qu’on doit les appeler) ont réussi à faire partager leur enthousiasme a une foule endiablée d’un stade de France qui affichait complet.

La multitude de titres repris en cœur, les envolées techniques des guitares de Aubert et de Bertignac, le jeu spectaculaire du batteur Kolinka, ont fait revivre ce fameux album « Live » datant pourtant de…1986 !

Alors bien sûr, le temps a passé, les musiciens ont vieilli, et certains tempo se sont ralentis.

Mais la fougue était toujours la. Avec cette même envie, ces mêmes démonstrations de joie.

Hier soir, ils ont réussi à nous faire voyager dans leur autre monde. Et le public, homogène, était heureux. Puis il a fallu rentrer, après 2 heures d’ambiance festive. Nous avons récupéré les voitures, et avons traversé les banlieues sordides, sales, et occupées. Dure limite…

Xavier Hay