Flic ou Voyou : un policier écroué

Flic ou Voyou : un policier écroué

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Paris Vox – Flic ou Voyou est un film tourné en 1979 dont Jean-Paul Belmondo tient le rôle clé. Cela pourrait aussi illustrer l’histoire de ce commandant de la police judiciaire parisienne qui a été mis en examen puis écroué mercredi dernier. Le policier est accusé d’avoir été « retourné » par ses anciens indicateurs et d’être devenu un « ripou ». 


Nos confrères du Parisien rapportent un fait divers heureusement assez rare mais néanmoins récurrent dans les milieux policiers. Un commandant de police qui travaillait dans le 1er district de la PJ a été mis en examen. Le juge d’instruction en charge de son dossier a également ordonné que le fonctionnaire de police soit écroué.

Que reproche-t-on au commandant de police ?

Plusieurs faits sont reprochés au fonctionnaire de police, notamment des faux en écriture, et il aurait également consulté et diffusé des informations provenant de fichiers internes à la police. Ces fichiers sensibles regroupent différentes informations sur les malfaiteurs. Les données qu’il fournissait à certains malfaiteurs permettaient l’établissement de papiers pour des véhicules volés. Cette action permettait de faciliter le recel et la revente de ces voitures.

Comment le commandant a-t-il été démasqué ?

Déjà en 2004, le commandant avait été placé en garde à vue. Il était soupçonné à l’époque d’avoir fourni des informations confidentielles aux indics avec lesquels il travaillait. Les soupçons qui pesaient sur le policier n’avaient pas été étayés d’éléments permettant de poursuivre le policier. Le commandant avait été alors « placardisé » au sein de son commissariat. Malgré tout, ces derniers mois, la direction régionale de la police judiciaire s’était saisie du dossier avant que l’affaire soit reprise par l’inspection générale de la police nationale (IGPN surnommé communément les « bœufs-carottes »).

D’autres cas dans le commissariat ?

Les services de police assurent que ce cas est isolé et ne saurait être la représentation de l’ensemble des policiers. Depuis son affaire en 2004, le commandant avait été mis au placard. De ce fait le risque de contamination à l’ensemble du service est limité selon les services de police. Ces services souhaitent avant tout conserver une bonne réputation auprès des médias comme de la population.