Sylvain Maillard, député REM de Paris, estime que le contrat de travail est « quelque chose d’annexe »

Sylvain Maillard, député REM de Paris, estime que le contrat de travail est « quelque chose d’annexe »

Paris Vox – C’est sur RFI que Sylvain Maillard, député La République En Marche de Paris, a fait cette surprenante et inquiétante déclaration. Pour lui, l’essentiel est de « créer des emplois ». Dans n’importe quelles conditions ?


En plein débat sur les différentes natures du contrat de travail et notamment sur celle du CDD dont les règles pourraient désormais être fixées non plus par la loi mais par des accords de branches, voire d’entreprises, la déclaration du chef d’entreprise et député REM est un pavé dans la marre qui laisse présager de nouvelles réformes favorisant la « flexibilité » c’est-à-dire la précarité du travail.

« Moi je suis favorable à tout ce qui crée de l’emploi. On a des millions et des millions de chômeurs en France. Ce qu’il nous faut, c’est retrouver l’activité (…) Je dirais le contrat de travail, quelque part c’est quelque chose d’annexe… » a ainsi déclaré le député fraîchement élu.

Des propos qui semblent affirmer que « tout est bon à prendre » pour faire baisser les chiffres du chômage, quitte à créer, comme c’est notamment le cas en Allemagne, des « petits jobs », généralement sous-payés, instables, à durée très courte, renouvelables sans limites, sans garanties ni perspectives… etc…. Si elle fait effectivement baisser les statistiques du chômage, la création d’une armée de travailleurs précaires et temporaires est-elle une véritable solution économique et sociale ? Pour un certain patronat, certainement. Pour les principaux intéressés, c’est beaucoup moins sûr…

L’affirmation du député est d’autant plus surprenante qu’il explique ensuite que, pour sa part, dans son entreprise, il ne propose que des CDI à ses employés car pour lui « les salariés ne s’investissent pleinement dans l’entreprise que s’ils ont une perspective longue… ».

Ce qui serait vrai et bon pour son entreprise ne le serait donc pas pour l’ensemble des salariés français ?