Geysers : le problème c’est la police !

Geysers : le problème c’est la police !

Paris Vox- Le titre volontairement provoquant de l’article résume la pensée de certains enseignants du 93, où, suite à l’ouverture d’un geyser, la police est intervenue…


L’ouverture des bouches à incendie devient une véritable problématique de société en Île-de-France. Loin d’être un épiphénomène, ces ouvertures sauvages se multiplient. Nous abordons le sujet depuis quelques semaines sur Paris Vox. Notamment via cet article : https://www.parisvox.info/2017/06/24/orly-tabasse-voulu-empecher-louverture-dune-bouche-dincendie/

Les canalisations forcées ont le plus grand mal à être refermées, on a constaté en région parisienne des hommes frappés, des véhicules vandalisés pour intimider ceux qui voulaient mettre fin à cette pratique dangereuse, antiecologique et coûteuse.

Face à ces actes, la police n’est pas assez présente selon certains élus de Seine-Saint-Denis qui reprochaient la présence policière accrue autour du salon du Bourget alors qu’on laissait des pans entiers du territoire aux délinquants.

La semaine dernière, une équipe de police s’est déplacée suite à une ouverture d’une bouche à incendie près d’un collège. La réaction de la police, qui n’a pas voulu fermer la bouche à incendie, a été ainsi commentée par les enseignants du syndicat Sud éducation qui se sont bien gardés de remettre en cause l’ouverture de la bouche à incendie…

« Communiqué des enseignants du collège De Geyter suite aux violences policières commises devant le collège

Jeudi 22 juin 2017, aux alentours de 17h30, une bouche d’incendie a été ouverte devant le bar tabac de l’avenue Marcel Sembat, situé en face du collège De Geyter, occasionnant des jeux d’eau et un rassemblement de nombreux jeunes, pour beaucoup élèves du collège. Le chef d’établissement, des professeurs et un CPE se sont aussitôt rendus sur les lieux pour éviter que les enfants et adolescents ne s’approchent trop des lignes de tram et de la route.

Une voiture de police, appelée sur les lieux, se positionne alors à une vingtaine de mètres du geyser. Un des policiers interpelle un professeur en ces termes  : « on a la clef pour fermer, si vous voulez, vous pouvez y aller pour fermer ». L’enseignant répond que ce n’est sûrement pas son travail, et qu’il est avant tout là pour protéger les élèves des dangers de la circulation.

Le policier au volant sort alors un lanceur de grenades lacrymogènes et, sans la moindre sommation, l’actionne en tir tendu sur les jeunes. Un élève du collège est touché à la cuisse.

Deux policiers sortent ensuite de leur véhicule et lancent plusieurs grenades lacrymogènes sur les jeunes et les éducateurs présents. Pris de panique et choqués par la brutalité de l’intervention, les élèves se dispersent dans la plus grande confusion. Beaucoup se sont plaints de maux de gorge et de brûlures aux yeux.
Plusieurs voitures sont ensuite arrivées en renfort avec des policiers armés, lesquels sont restés à distance une dizaine de minutes, se contentant d’observer les enseignants échanger avec les jeunes. Puis les forces de l’ordre sont reparties sans même prendre la peine de couper l’arrivée d’eau.

Cette intervention musclée n’a nullement protégé les enfants des dangers occasionnés par le geyser. Bien au contraire, elle a aggravé la situation  : par peur des tirs, les élèves ont couru sur la route et sur les rails, se mettant par la même occasion en très grand danger.

Après le départ des forces de l’ordre, l’équipe éducative du collège a sensibilisé les jeunes présents sur place aux dangers que peut provoquer l’ouverture d’une bouche d’incendie. Cet échange a décidé un jeune adulte du quartier à couper l’arriver d’eau.

Nous regrettons et condamnons avec la plus grande fermeté ces actes de violences policières, actes d’autant plus graves qu’ils ont intentionnellement touché des enfants.

Nos élèves ne sont pas des cibles. »

 

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