Analyse de l’échec de la fusion entre les deux clubs de rugby franciliens

Analyse de l’échec de la fusion entre les deux clubs de rugby franciliens

Paris Vox – Même si de nouveaux rebondissements sont encore possibles, le projet de fusion entre le Stade Français et le Racing 92 semble bel et bien enterré. Retour sur quelques causes de cet échec…


Une réaction populaire rapide

Une mobilisation efficace des supporters, des joueurs actuels et anciens et de toutes les composantes du club, même les moins visibles : les sections amateurs, féminines…

Les joueurs du stade Français votent immédiatement la grève et deux rassemblements avec des supporters ont lieu.

Des changements de symboles qui passent mal…

Lorsque le Stade Français a pris le rose et bleu pour couleur à la place du rouge et bleu, de nombreux supporters parisiens faisaient la grimace. Mais face aux moqueries et aux railleries qu’avait suscité le choix du rose par les autres clubs et leurs supporters, les supporters parisiens récalcitrants avaient accepté ce changement en faisant un étendard de celui-ci.

Mais fusionner avec le Racing 92, n’était pas la même chose.

Première chose : un club représente la banlieue, l’autre représente Paris, à part la proximité géographique, qu’ont les deux clubs en commun ?

Les gens sont attachés à leur identité et ne sont pas prêts à tout accepter.

Les supporters préfèrent voir un club moins puissant, moins riche mais qui leur ressemble plus.

Deux frères ennemis devaient fusionner, les supporters craignaient de voir disparaître ce qu’ils sont, leurs spécificités. Fort logiquement, ils n’ont pas accepté. Notons que la fusion des deux clubs basques de l’aviron Bayonnais et Biarritz Olympique a échoué pour les mêmes raisons.

De nombreux supporters interrogés affirment ainsi préférer avoir un club qui gagne moins, qui descend même en deuxième division mais un club qui leur ressemble.

Dernier enseignement

Les supporters des deux clubs ont su mettre leurs oppositions et « guéguerre » de côté pour travailler intelligemment sur des actions communes.

Les personnes favorables à la fusion des clubs ont moyennement goûté cette union de circonstances alors qu’ils appelaient à une union définitive.