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Tous comptes faits…

Tous comptes faits…

Paris Vox – Dorénavant, Paris Vox publiera régulièrement la retranscription écrite de la chronique de commentaire d’actualité d’Arnaud de Robert diffusée dans la Matinale de Radio Libertés. Aujourd’hui, notre chroniqueur nous présente ses voeux pour la nouvelle année…


Voilà c’est ma dernière chronique de l’année. Je sais qu’il est d’usage médiatique en cette période de faire des rétrospectives. On a ainsi droit aux morts célèbres de l’année, aux évènements insolites de l’année, aux histoires incroyables de l’année, aux accidents de l’année, aux couacs politiques de l’année … enfin vous m’avez compris. Hormis les bêtisiers auxquels je souscris parfois pour une bonne tranche de rigolade, j’avoue ne pas très bien saisir l’intérêt de telles démarches. D’abord parce que durant l’année chacun reçoit son lot de mauvaise fortune, voire plus que son lot. Ensuite, parce que s’il y a bien un moment où l’on aimerait souffler, c’est bien en fin d’année, là, tranquilles en famille, pour une fois un peu éloignés des vicissitudes du quotidien. A-t-on le droit de souffler un coup et d’arrêter le gavage médiatique – constitué la plupart du temps de mauvaises nouvelles ? Et bien non ! Non content de nous repasser sur la figure toute l’année, le système prend un malin plaisir à nous remettre en mémoire tout ce qui a pu nous casser le moral durant l’année écoulée. Et je vous rassure tout de suite, je ne vous ferai pas l’injure de vous placer ma rétrospective de 2016.

j’en ai marre, mais vraiment marre de cette interminable litanie de catastrophes, d’invasions, de guerres, de défaites morales, sociales, économiques, politiques …

D’abord, parce que si l’on regarde 2016, je crois que l’on peut aisément penser que c’est une année qui ne s’inscrira pas en lettres d’or dans le grand livre de la mémoire de notre pays. Ensuite parce que j’en ai marre, mais vraiment marre de cette interminable litanie de catastrophes, d’invasions, de guerres, de défaites morales, sociales, économiques, politiques … Non pas qu’il faille les nier, je ne me cache pas du réel vous le savez, je vous en parle tous les jours. Mais bon sang ! L’existence ne peut se résumer à cette lente descente, à cette décrépitude programmée et subie, à ce règne du consommateur abêti, abruti et heureux de gagner sa vie à la perdre. Alors ce matin, je vais me transformer en coach militant. Au diable la crainte et le pessimisme, vive le réalisme actif. Bouclons cette satanée année 2016, faisons bombance demain soir en piétinant ce qui reste de ces 365 jours de malheur et attaquons 2017 avec la foi du chevalier, la fougue du viking et la précision du samouraï ! Si 2016 nous appris quelque chose, c’est qu’un cycle se clôt. Exit Hollande, Sarkozy, Juppé, Obama, le Royaume-Uni ce qui n’est déjà pas mal. Certains signes sont là, vibrants sous la surface. Il faut les voir. Oh je ne suis pas Madame Soleil bien sûr, pas de prédication guillerette, pas de poudre de perlimpinpin. Non, mais par contre je crois profondément que nous pouvons tous être bien plus que ce que nous sommes actuellement. Je relisais l’autre jour le maitre-ouvrage de Benoist-Méchin, intitulé « Ce qui demeure » et qui rassemble les lettres de poilus tombés au champ d’honneur. Et je constatais effaré l’incroyable hauteur morale à laquelle ces jeunes hommes épris de vie et de patriotisme étaient parvenus avant de donner leur vie pour la France. Ils ont tout donné, inconditionnellement, sans fard, ils sont devenus purs sacrifices pour que demeure cette France qu’ils aimaient tant. Leur terre, leur mère, leur patrie, le sens de leur vie. Voilà ce qu’ils nous ont transmis, voilà ce que nous avons en héritage et ce que nous devons défendre. Il ne s’agit pas là d’un idéal mais d’une haute idée qui sonne aujourd’hui comme un défi.

“Et puisque France n’est pas un vain mot, je pense que nous pouvons tous prendre l’engagement de faire plus, de faire mieux, d’agir vraiment pour ce pays qui est le nôtre.”

Et puisque France n’est pas un vain mot, je pense que nous pouvons tous prendre l’engagement de faire plus, de faire mieux, d’agir vraiment pour ce pays qui est le nôtre. Qui n’a pas tout donné n’a rien donné dit le dicton. Alors, profitons de ces quelques heures de libations, aimons cette joie que nous allons partager. Chargeons-nous de cette chaleur humaine ! Et puis dès le premier jour de 2017 choisissons une bonne fois pour toute de combattre par tous les moyens pour que triomphe le Beau, le Bien et le Vrai ! Nous le devons à nos anciens, à nous-mêmes et à nos enfants. C’est une question de dignité. Alors avant de vous quitter, qu’il me soit permis de vous adresser mes meilleurs vœux de combat et de victoire pour 2017. Je vous remercie de votre écoute, de vos messages et de vos idées. J’espère rencontrer nombre d’entre vous prochainement, qui sait ? D’ici là, haut les cœurs et pas de quartier ! Bonne année !